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des Comores

« Mkaya Bacar, la sage-femme au cœur d’or » : Un livre qui honore la sage-femme et sa blouse blanche

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« Mkaya Bacar, la sage-femme au cœur  d’or » : Un livre qui honore la sage-femme et sa blouse blanche © : HZK-LGDC

Pour Mariama Abdallah, « Soyons comme madame Mkaya. Celle pour qui la santé de ses patientes était une priorité ». « Mkaya Bacar, la sagefemme au cœur d’or », tel est le titre que l’auteur a trouvé pour rendre un vibrant hommage à sa défunte mère et à la blouse blanche qu’elle portait fièrement.


150 pages dédiées à sa défunte mère pour son engagement et le travail remarquable qu’elle a fourni pour sauver des vies. Mariama Abdallah livre l'histoire et le vécu de sa mère à travers son écriture. « Mkaya Bacar, la sage-femme au cœur d’or », définit cette femme, combattante, au travail acharné, qui a réalisé plusieurs accouchements de 1973 à 2005. Morte, il y a 6 mois soit le 06 juin 2021, sa fille pour qui elle attachait une plus grande importance à son exercice, lui rend hommage. « Écrire pour maman est une façon pour moi de lui rendre hommage. Certes, je savais qu'un jour je deviendrai écrivaine mais je pensais que ma mère serait en vie pour savourer mes romans. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui car Dieu a décidé ainsi. Qu'elle repose en paix », confie-t-elle.

Cette diplômée d’histoire loue les efforts de sa mère qui a mené à la fois une double vie, celle d’une mère au foyer et d’une sage-femme d’Etat. « La santé de ses patientes passait avant tout. Ma mère a servi le pays et sa disparition mérite un hommage en tant que femme exemplaire », souligne-t-elle, tout en montrant que c’est aussi une manière d’honorer le travail des sages femmes comoriennes, qui se battent jours et nuits pour aider des femmes dans le besoin, des fois dans des situations difficiles. « Soyons comme madame Mkaya. La santé de ses patientes était une priorité. Aussi elle était une mère formidable. Suivons l’exemple et respectons la femme. Soyons à l’écoute de ceux qui sont dans le besoin. Bravo à toutes les sages-femmes des Comores. Elles méritent toutes une reconnaissance », ajoute-t-elle.

Pour écrire ce livre, l’auteur a recueilli des témoignages de beaucoup de personnes sur l’engagement de sa regrettée mère. Dans un post sur sa page facebook, l’avocat au barreau de Moroni Me Kamardine Mohamed parle d’une « lecture émotionnelle qui livrera sans doute de nombreux secrets et réconfortera l’estime que nous portions tous pour la défunte, laquelle est contée et racontée par sa fille Mariama Abdallah ». Pour cet avocat c’est un hommage digne dont Mariama Abdallah de Sartrouville invite et conduit ses lecteurs à travers ces pages à redécouvrir sa tendre maman, avec émerveillement. « Elle aimait les siens, souriait à son prochain. Son départ est un chagrin qui nous verrouille. Les souvenirs des visites rendues à l’illustre disparue remontent avec l’enthousiasme neuf qu’elle parvenait toujours à nous redonner en marge de celles-ci », témoigne-t-il. Le livre sera bientôt en librairie début janvier.

Anjouza Abouheir

 


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