La Gazette

des Comores

« C’est toujours mieux d’enseigner la poésie avec le poète vivant »

« C’est toujours mieux d’enseigner la poésie avec le poète vivant » © : HZK-LGDC

Les adhérents du sous réseau CLAC (centre de lecture et d’animation culturelle) de Mohéli avaient invité le poète Mab Elhad à Djoiezi pour échanger sur la poésie. Plus d’une soixantaine de jeunes venus des 3 CLACs de l’île avaient pris part à cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des activités du début d’année et pour la célébration de la journée internationale de la francophonie prévue en mars prochain.


C’est sous le thème « C’est toujours mieux d’enseigner la poésie avec le poète vivant » que le CLAC de Djoiezi avait réuni samedi dernier plusieurs jeunes adhérents de cette localité et ceux venus de Nioumachoi et de Salamani. L’objectif était d'échanger avec Elhad Abdérémane Boinafoumou (Mab Elhad) sur ses poèmes, sa vie et la poésie elle-même. Et c’est son œuvre « Le regard biaisé entre le temps et l’espace » avec ses 30 poèmes qui a servi de référence pour nourrir le débat entre les jeunes adhérents et le poète Mab Elhad. Plusieurs questions lui ont été posées notamment sur comment trouver l’inspiration d’écrire ou à quel âge il a commencé à écrire et sur sa vie elle-même.

Natif de Moroni dans le quartier Mtsangani, Mab Elhad est un calligraphe, photographe très célèbre avec sa page (photographe comorien). Il est aussi connu à l'échelle internationale grâce à ses poèmes. Il a commencé à s'inspirer dans la poésie quand il était en classe de CP2, soit à l'âge de 9 ans, ses œuvres ont commencé à impressionner les comoriens quand il était en classe de CM2. « Au début j'appréciais les écrits de Victor Hugo. À un certain temps je me suis dis pourquoi cet homme a écrit tous ces poèmes ? Une chose que je peux faire moi aussi.

Cela marque le premier pas qui m’a conduit vers la poésie » explique-t-il. C'est dans une ambiance chaleureuse que ce poète a lu 2 de ses poèmes dont celui qui relatait l’esprit djin.

C’était un esprit dénommé le somalien, qui avait 4 langues étrangères dont l’arabe, le somalien, le sawahili et le comorien ». Toute la population locale venait faire des consultations. Chose qui ne plaisait pas et j’ai fini par interdire de ses consultations. Une situation qui avait créé un contentieux avec l’esprit somalien, mais au final, j’ai gagné la bataille », explique-t-il, avant de préciser que les djinns font partie du patrimoine immatériel des Comores. Pour inciter les jeunes à la poésie, une première édition de concours « les voix de poème » sera lancé du 15 au 30 janvier par les CLACs.

Riwad

 


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