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Football : Coupe des Comores, Ngazidja Vouvouni en liesse, arbitre victime d'un lynchage

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Football : Coupe des Comores, Ngazidja Vouvouni en liesse, arbitre victime d'un lynchage

Bonbon Djema et Enfants des Comores s'étaient affrontés en demi-finale, comptant pour la coupe des Comores, à Moroni le mercredi 2 août 2017. Vouvouni s'impose (1-0), suite à une frappe à bout portant de Tchenko. Par la suite, une avalanche de chocs, d'insultes et de menace s'était déclenchée. A la fin du match, l'arbitre central a fait l'objet d'un lynchage. Heureusement, fair-plays, certains joueurs et sympathisants de Bonbon Djema l'ont protégé.


Le club Enfants des Comores de Vouvouni peut s'enorgueillir de continuer l'aventure, après un match très coriace. Au retour des vestiaires, de gros chocs à la limite du tolérable ont, de temps à autre, hachuré la partie. Une vingtaine d'avertissements, verbaux et cartons, ont été assenés. Les joueurs ont confondu vitesse et précipitation. Vers la 60e minute, une longue enjambée, ballon aux pieds, a permis à Ahmed Ali Tchenko de crucifier dans la surface le gardien Moussa Issihaka (1-0).

Le but relance le match et provoque aussi des heurts de part et d'autre.  Le capitaine Nasser Nyalole de Bonbon Djema ne mâche pas les mots et accuse : « Enfants des Comores et Union Sportive de Zilimadju sont des équipes « frères ». Si nous sommes arrivés à ces désastres et vexations, c'est la faute de ces arbitres corrompus. Nous avons dominé la 2e partie. Deux fois dans la surface de réparation, nos attaquants s'écroulent, suite à des crocs en jambe dangereux. Ce sont deux penalties détournés. L'arbitre se permet de leur infliger des cartons jaunes, pour soi-disant simulation. C'est un abus d'autorité. Voire, du vol ».

Sécurité et secourisme, absents

« Les arbitres exploitent notre traditionnel fair-play pour nous descendre. Avec un tel comportement ordurier, le championnat va vivre de pire situation. Il faut trouver une solution dès maintenant, sinon, ces corrompus pousseront le football vers la catastrophe. Non, trop c'est trop » prévient-il. Ce qui est regrettable, les éléments de la sécurité et les agents de secourisme ont tristement brillé par leur absence. L'ambulance du Cosep n'a pas chômé. Un membre du staff technique d'Enfants des Comores s'est efforcé de tenir un langage apaisant et conciliateur : « C'est vrai, l'arbitre central et un des assistants étaient débordés. Nous aussi, à maintes reprises, on a été victime des maladresses d'un arbitrage confus et regrettable Mais, ce n'est pas une raison pour perpétrer des agressions gratuites et sauvages. Sauvons notre discipline ». 

 

Bm Gondet

 

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