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Football / Interview : Boina Houssamdine : « Nécessité d'informer oblige, je dois persévérer »

Football / Interview : Boina Houssamdine : « Nécessité d'informer oblige, je dois persévérer » © : HZK-LGDC

Boina Houssamdine est étudiant en mathématique, niveau master à Paris Descartes. Jeune, il avait pratiqué le football dans le quartier. A l'école, au titre d’Éducation Physique et Sportive, il s'était orienté au handball. Après le Bac, il a fait le Sénégal. Aujourd'hui, parallèlement aux contraintes universitaires et avec les moyens du bord, il dirige un site, qu'il a crée lui-même, pour tenir informé des activités footballistiques du pays les fervents du ballon rond. Actuellement en vacances au pays, il a accepté de répondre aux questions de La Gazette.


Question : D'où vient l'idée de créer un site web (comoros 269) spécial football comorien ?

 

Boina Houssamdine : Au pays, il manquait d'information sur la discipline : compétition et résultats. Les canaux officiels, censés développer cette activité s'étaient illustrés par leur silence. Du coup, l'idée de créer un site est née. Il permet de sensibiliser des personnes morales et physiques et d'informer la communauté footballistique du pays, de la diaspora, et des autres continents.

 

Question : Êtes-vous isolé ou des âmes bienveillantes vous accompagnent, financièrement ?

 

B.H. : Aucune ! Je me débrouille tout seul. C'est une passion pour moi. Je l'exerce avec les moyens du bord. La Fédération de Football des Comores, encore moins l’État se montrent indifférents. Ce sont des copains et des amis qui apportent de temps à autre leur service.

 

Question : Avez-vous le sentiment d'exercer dans de bonnes conditions cette activité ?

 

B.H. : Non ! Je suis étudiant. Je dispose d'une faible marge de manœuvre. Elle est limitée, très réduite. Mais la nécessité d'alimenter le site oblige, je dois persévérer. Des réseaux sociaux, liés au site s'efforcent également de relayer les actions. J'ai aussi des collègues aux Comores qui fournissent une précieuse contribution. Mais, c'est toujours insuffisant. Ils doivent aussi gérer leur quotidien et se concentrer à leur préoccupation professionnelle. J'ai lancé un appel au soutien. Des volontaires se montrent disponibles à collaborer, bien entendu bénévolement

 

Question : Quelle est votre appréciation par rapport à la santé du football comorien ?

 

B.H. : Aujourd'hui, on assiste à la mise en place des structures. Les compétitions nationales et continentales, championnat et coupes, s’améliorent. On sent une évolution vers la professionnalisation de la discipline. Les équipes financent le quotidien des joueurs. La présence des expatriés au sein des Cœlacanthes relève le niveau. Le football devient attractif et fait la fierté des amoureux du ballon rond. La base de l'équipe nationale se consolide. Certes, beaucoup reste à faire. Mais, il convient de saluer le boom actuel.

 

Question : Un dernier message ?

 

B.H. : Que tous las acteurs de la disciplines s'impliquent davantage dans ce processus de progression, seul atout pour le développent de notre football.

 

Propos recueillis par Bm Gondet

 


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