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Fédération Comorienne de Lutte / Interview Abdallah Mze M'sa : « Ce sport survit grâce à la bénédiction de Dieu, à la bienveillance des encadreurs techniques, et des dirigeants »

Fédération Comorienne de Lutte / Interview Abdallah Mze M'sa : « Ce sport survit grâce à la bénédiction de Dieu, à la bienveillance des encadreurs techniques, et des dirigeants » © : HZK-LGDC

Le deuxième vague de la Covid-19 qui sévit actuellement, plus dangereuses que la 1ère, a poussé les autorités nationales à durcir les mesures restrictives. Les activités sociales, entre autre le sport, sont paralysées de nouveau. Malgré une légère stabilisation, l'hypothèse d'un allègement des restrictions reste utopique. Les sportifs bougent différemment pour éviter un embarras musculaire. La Fcl ne fait pas exception. Son président Abdallah Mze M'sa répond à nos questions. Interview.


Question : Un 2e confinement paralyse de nouveau le sport. Comment la Fédération Comorienne de Lutte (Fcl) interprète cette situation ?

 

Abdallah Mze M'sa : Dans cette période pandémique, le sport en général, comme les autres secteurs sociaux et la discipline des luttes associées en particulier s’accommodent très bien à la situation et prennent les dispositions par rapport aux instructions officielles. Les luttes et disciplines associées sont des sports de contact. Dans cette période de 2e vague de la covid-19, on a tout  suspendu. On se penche sur le programme : revoir les projets, dégager une vision innovée et se préparer à un nouveau départ après la levée officielle des restrictions. Mais, parallèlement, nous conseillons fortement nos athlètes d'éviter la sédentarité, donc de bouger beaucoup, bien entendu séparément. A la reprise, ils seront à l'abri des ennuis musculaires, ou encore respiratoires

 

Question : Les clubs de lutte viennent de renouveler leur confiance en vous, à la tête de la Fcl. Quel est le plan d'action annuel de votre institution ?

 

AMM : Ce témoignage de reconnaissance et de confiance exprimé par les équipes de lutte à mon égard est logique. Elles partagent le travail de longue haleine que nous menons pour l'essor de la discipline. Je les remercie beaucoup. Pour battre campagne, j'ai d'emblée affiché très clairement la vision de la fédération et ainsi que le plan d'action annuel. Ils visent deux parcelles : la vulgarisation à court terme et l'implantation dans le temps de la discipline partout dans les points les plus reculés du pays. La vision et le plan d'action s'articulent autour des formations, des  infrastructures, les équipements, enfin l'organisation et la participation à des compétitions au niveau national, régional et internationale. Ce sont les axes stratégiques pour le développement d'une discipline sportive. C'est entre autres, mon engagement de campagne pour les quatre années à venir. C'est pour cette raison que j'ai été reconduit, pour une énième fois, à la présidence de la fédération de lutte, presque à 100 %.

 

Question : Aux Comores, les équipes de lutte opérationnelles s'évaluent à combien ?

 

AMM : La lutte et disciplines associées sont un sport fraîchement crée. Actuellement, la fédération comptabilise un effectif honorable de huit clubs à Ngazidja. L'implantation au niveau insulaire, Moili et Ndzouani, pose énormément des difficultés de toute nature : logistiques, personnes techniques, équipements, finances, etc. Néanmoins, le projet est en cours comme j'ai tenu à le préciser tout haut. Parmi ma priorité, la vulgarisation de ce sport

 

Question : Vous déclarez qu'aux Comores, seul le football organise un championnat régulier. Pourquoi la lutte ne fait pas autant ?

 

AMM : Parmi les priorités d'une fédération sportive, c'est en 1er lieu, l'organisation d'un championnat régulier. Et chaque fédération a sa façon de l'organiser. Pour la lutte, chaque saison sportive, il y a un championnat régional, et d'autres compétitions, comme  les coupes et tournois.

 

Question : Pouvez-vous rappeler la source de financement de votre fédération ?

 

AMM : Je ne voulais pas réagir à cette interrogation mais je m'efforce de rappeler quelques indices par rapport à la survie de nos fédérations. Si c'était les moyens financiers qui marquent l'existence de nos fédérations, excepté deux ou trois, toutes seraient mortes, particulièrement la lutte et disciplines associées. Ce sport ne perçoit rien du ministère de tutelle. Son ardoise est vide. Il survit grâce à la bénédiction de Dieu, à la bienveillance des encadreurs techniques, et des dirigeants. Les autres disciplines individuelles n'échappent pas à cette indifférence du ministère. Certains sports collectifs, spectacle vivant au même titre qu'un concert, drainent derrière eux un grand nombre de spectateurs, des sponsors et mécénats pour les soutenir. La solidarité économique et financière du sport collectif est assurée, et en plus, il y a les multiples soutiens du gouvernement et de leurs fédérations internationales.

 

Question : Un dernier message ?

 

AMM : Luttons ensemble pour instaurer un environnement sportif propice au respect des principes fondamentaux des cadres élémentaires et des lois nationales en vigueur au pays. Ensemble crions fort pour exiger des dirigeants exemplaires, légaux et légitimes pour la gouvernance. Il faut au sommet du sport, des dirigeants transparents, qui pourront nous léguer un sport limpide, pacifique, fair-play et apaisé.

 

Propos recueillis par Bm Gondet

 


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