Au total, 17 prisonniers de la Maison d’arrêt de Moroni ont pris la poudre d’escampette le 9 novembre dernier. Dans ce lot se trouve des agresseurs sexuels, des voleurs, etc. Ces prisonniers sont activement recherchés et une enquête a été ouverte afin d’élucider les circonstances de cette évasion.
Sur plus de 300 prisonniers de la Maison d’arrêt de Moroni, 17 ont réussi à prendre la fuite en début de soirée du mercredi 09 novembre dernier. D’après nos informations, cette évasion s’est produite au moment du couvre-feu dans le centre pénitencier, c’est à dire après 18 heures. Dans ce lot se trouve des agresseurs sexuels, des voleurs et autres détenus de la chambre EPP (première catégorie). Les gardes pénitenciers ont réussi à mettre le grappin sur au moins 4 détenus qui n’ont pas réussi à sortir des quatre murs de la prison et deux autres qui en ont eu l’intention.
Hier jeudi, le procureur de la République Mohamed Djounaid a informé que ces personnes sont activement recherchées par les forces de l’ordre. « Nous nous sommes mobilisés à faire le nécessaire pour que ces personnes réintègrent la prison rapidement. Une enquête a été ouverte afin d’élucider les circonstances de cet incident. Et s’il y a une participation quelconque en interne, des sanctions administratives ou pénales en découleront », a-t-il déclaré.
Rappelons que ces derniers temps, les évasions de détenus se multiplient dans le pays. En novembre 2020, lors d’une rencontre de football Comores /Kenya dans le cadre des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations, une quarantaine de prisonniers se sont échappés de la prison de Moroni. Parmi eux, le célèbre Bobocha impliqué dans la tentative d’attentat à la dynamite contre l’avion du chef de l’Etat lors d’un voyage dans les îles. Il est vrai que la situation précaire en prison peut être une source de motivation pour une évasion, mais encore faudrait-il avoir des complicités pour s’évader d’une prison située à proximité de la gendarmerie nationale. Comment tous ces détenus ont-ils réussi à s’en fuir à un moment de forte surveillance sans éveiller le moindre soupçon ?
Andjouza Abouheir
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