La Gazette

des Comores

Une reprise des cours à Mohéli dans l’inquiétude

Une reprise des cours à Mohéli dans l’inquiétude © : HZK-LGDC

Comme annoncé, la reprise des cours pour les classes d’examens a bien eu lieu ce lundi matin dans l’ensemble de l’île à Mohéli. Le contrôle du port du masque, du lavage des mains et de la prise de température dans certains établissements était très strict. La distanciation physique n’a pas pu être respectée.


Tôt le matin de ce lundi, la force de l’ordre était déjà présente à l’entrée de plusieurs établissements publics pour le contrôle des gestes barrières (masque et lavage des mains). Ceci après une désinfection de tous ces établissements quelques jours auparavant. Au collège public de Fomboni, les élèves de la classe de troisième ont tous subi un prélèvement de la température par thermo flash avant l’entrée en classe. « Aujourd’hui cela a marché, mais un seul thermo flash pour tout l’établissement ce sera impossible pour la semaine prochaine où toutes les classes vont reprendre » signale Said Ben Oussene le surveillant général du collège. Dans les autres établissements publics et privés que nous avons pu visiter ce matin, ce contrôle de température n’était pas appliqué faute d’appareil.

Un vol charter contenant près de 3 tonnes de matériels pour les écoles, a cependant atterrit à Bandar es Salam dimanche 21 février, une aide de l’UNICEF Comores. Il s’agit de gels hydro-alcooliques et de thermo flashs, pour aider les élèves et les enseignants à mieux se protéger contre la Covid-19, mais également de fournitures scolaires et de consommables.

La question de la distanciation physique est devenue la bête noire de tous les établissements aussi bien publics que privés. « Pour pouvoir répondre à cette exigence il faudrait des nouvelles salles de classe et des nouveaux enseignants ce qui est pratiquement impossible dans le public n'en parlons pas pour le privé où le coût sera insupportable » a fait remarquer sous anonymat un enseignant d’un établissement public.

Un autre souci est soulevé ici à Mohéli par certains chefs d’établissement et enseignants et qui n’est pas le moindre. C’est de savoir comment pouvoir en une semaine, combler un retard de deux mois et être au rendez-vous des examens dans les mêmes conditions que les élèves des autres îles. Certains établissements prévoient des cours de soutien, d’autres envisagent de procéder à des polycopiés et il y a ceux qui, comme l’établissement Nouria Scool qui n'a pas de souci de salle de classe, va juste augmenter des heures de cours dans certaines matières fondamentales.

Selon tous les avis recueillis, le gouvernement n’a pas jusqu’à lors tenu compte réellement de la spécificité de Mohéli contrairement à ce qui a été promis. « Nous sommes encore une fois déçu des décisions du pouvoir central » indique sous anonymat un prof d’histoire géographie du lycée de Fomboni. « Cours accélérés » est le terme utilisé à l’inspection pédagogique pour rattraper les semaines perdues à cause de la covid-19, mais jusqu’alors, beaucoup d’enseignants se demandent en quoi consiste ces cours accélérés et pour quel intérêt ?

Riwad

 

 

 


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