La Gazette

des Comores

Un policier accusé de viol a réussi à quitter le pays

Un policier accusé de viol a réussi à quitter le pays © : HZK-LGDC

Accusé d’avoir abusé d’une fille de 14 ans, cet agent de la brigade des meurs et des mineurs de la police nationale a réussi à passer entre les mailles de la police à l’aéroport de Hahaya pour se rendre en Tanzanie.


Alors que la chambre d'accusation avait demandé son retour au bagne de Moroni, les mandats d'arrêt n'ont jamais atterri à la gendarmerie de Moroni. Le présumé violeur a réussi à quitter le pays pour Dar-Es-Salam le 07 mars. Enfermé depuis fin 2019, il est libéré de prison parce que, nous dit-on, les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis. Une thèse qui ne semble pas convaincre grand monde car le parquet général qui a eu vent de la nouvelle a tenté en vain de l’empêcher de quitter le territoire aussitôt avoir été tenu informé. Contacté par nos soins, le parquetier dit qu’il était trop tard pour émettre un mandat d’arrêt exigé par la police pour pouvoir l’arrêter. Le 7 mars, c’était un dimanche.

 

L’avocat de la partie civile démonte la version du parquet général. Selon lui, le procureur général était au courant de cette fuite au moins dès la veille samedi 6 mars. « J'ai eu un écho que l'agresseur avait planifié de quitter le pays. Je me suis dépêché chez le procureur général pour savoir si le mandat d’arrêt était déjà lancé. Ce dernier m'a fait comprendre qu'on était samedi, qui' il faudrait attendre jusqu'à lundi. Malheureusement le violeur présumé est parti le dimanche », souligne Me Abdilahi.

 

Pour mémoire, c'était au mois d’octobre 2020  que ce policier de la brigade des mœurs et des  mineurs a  abusé de  sa fille  adoptive âgée de seulement 14 ans dans la région d'Oichili. Un premier examen médical a révélé que la victime a reçu un traumatisme récent, et une « petite déchirure ancienne de l'hymen » ce qui laissait sous-entendre une pénétration. Une contre-expertise exigée par la partie défenderesse a démontré quant à elle une « tentative de pénétration ». L’ONG Hifadwi de Rahmatou Goulam se dit écœurée par la libération du mis en cause.

 

Andjouza Abouheir

 


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