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Santé publique Pour une nouvelle politique à El-maarouf

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Santé publique Pour une nouvelle politique à El-maarouf

Après la mort de Marie-Deniz et de son bébé, survenue en juin dernier à la maternité de l’hôpital El-maarouf, les responsables de l'hôpital de référence auraient décidé d'adopter une nouvelle politique. C'est ce qu'a confié Mahamoud Abdallah, un laborantin à El-maarouf.


« On a mis sur pied une commission mixte composée de médecins, de paramédicaux, de l’administration de l’hôpital et du ministère. L'objectif est de lutter contre des drames tels celui de Marie-Deniz », a dit Mahamoud Abdallah, laborantin à l'hôpital El Maarouf. A l’en croire, plusieurs tournées et rencontres avec les responsables sont prévues en vue des nouvelles perspectives à mettre en place notamment l’amélioration des conditions de travail au sein de l’hôpital.

En ce qui concerne la maternité, en piteux état, le syndicaliste et ancien commissaire à l’environnement fait savoir que certains avaient proposé la fermeture temporaire des lieux et orienter les patients vers l’hôpital de Sambakouni. Il est finalement convenu d’aménager un bâtiment au sein de l’hôpital, et qui devra être opérationnel à partir du 26 de ce mois. « D’ici cette date, nous allons faire le transfert, et dans quatre mois, on procédera à l'aménagement du gaz pour permettre la pratique des césariennes », a-t-il dit.

La question épineuse du logement des médecins de garde était aussi mise sur table. On se souvient de Marie-Deniz, enceinte et décédée à El-maarouf pour n'avoir pas pu bénéficier à temps d'une intervention chirurgicale à cause de l'absence de l’anesthésiste de garde. « Il y a un logement au sein de l’hôpital actuellement occupé mais qui sera libéré incessamment pour que les médecins de garde de la pédiatrie, maternité et puis urgence, parce que ce sont les services vitaux, puissent assurer la garde » a dit Mahamoud Abdallah qui demande l’implication de tout le monde.

Ce dernier a dit s'inquiéter de l'avis du président de la république. « On doit déjà percevoir les contenus de ses visions, savoir ce qu’il veut et ce qu’il fait de cet hôpital, quelle réglementation faire adopter ? Tout cela doit être documenté pour que ça soit claire », demande, insistant, le syndicaliste qui ajoute que le président met l'accent sur les évacuations sanitaires en cas de complications graves. « C'est bien beau mais ça serait dommage d'évacuer un malade à Maurice ou La Réunion pour qu'il se fasse soigner avec un paracétamol, là ça va ridiculiser notre professionnalisme ».

Pourvoir les médecins, tout comme les paramédicaux, des conditions nécessaires pour travailler est selon M. Abdallah la meilleure solution. Une charge qui incombe à l’Etat, chargée de contrôler, veiller et équiper l’hôpital. « Il faut surtout la réglementation des médecins qui travaillent dans le public et le privé », a dit celui qui espère d'Azali Assoumani des actes concrets, mais aussi qu'il limite et réglemente les innombrables ateliers et séminaires « qui ne riment pas avec la réalité (...) que ça soit au niveau de la santé ou de l’éducation. On doit faire un état des lieux pour prélever les besoins réels et urgents et puis agir ».

 

Toufé Maecha

 

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