La Gazette

des Comores

Oubeidillahi Mchagama devant le juge ce mercredi

Oubeidillahi Mchagama devant le juge ce mercredi © : HZK-LGDC

Le journaliste vedette Oubeidillah Mchangama, placé en mandat de dépôt depuis lundi dernier, sera présenté aujourd’hui devant le juge pour « troubles à l’ordre public ». Les organisations professionnelles voient dans cette affaire un « acharnement » et « exigent la libération immédiate » de leur confrère.


« Ce placement en mandat de dépôt est purement et simplement arbitraire, témoignant encore une fois de l’acharnement dont est victime ce journaliste engagé. Encore faut-il rappeler que dans l’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire du 4 septembre, le juge d’instruction a reconnu qu’« il n’y a pas eu de preuves suffisantes à la charge de l’inculpé », lit-on dans le communiqué conjoint du Syndicat des journalistes et de la section comorienne de l’Union internationale de la presse francophone, publié le lundi 14 décembre.

 

Oubeidillah qui est attendu devant le juge aujourd’hui sera entendu pour « trouble à l’ordre public », soit un motif autre que celui pour lequel il est placé en mandat dépôt. En effet, comme le rappelle le communiqué du Syndicat et de l’UPF-Comores qui ont cité le procureur de la République, Oubeid paie son « outrecuidance » vis-à-vis du contrôle judiciaire et ses corollaires, auxquels il était soumis le 4 septembre dernier par le juge d’instruction, pour s’être interrogé quelques jours plus tôt sur la gestion du budget destiné aux audiences spéciales sur des agressions sexuelles, tenues au tribunal correctionnel de Moroni, du 10 au 23 aout.

 

Si telle est la raison évoquée pour justifier son placement en mandat de dépôt, son jugement ce mercredi en flagrant délit concerne l’alerte qu’il a lancée, la semaine dernière, sur la pénurie de carburant qui se profile dans le pays. Cette alerte est considérée comme un « trouble à l’ordre public ». « Ces intimidations à répétition confirment qu’Oubeidillah Mchangama est particulièrement ciblé pour le réduire au silence », constate les deux organisations avant de conclure : « C’est donc pour défendre les libertés d'expression et de presse, malmenée par ceux-là même qui sont censés les protéger, que le Syndicat national des journalistes aux Comores et l’UPF-Comores exigent la libération immédiate du journaliste Oubeidillah Mchangama ».

 

Andjouza Abouheir

 


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