La Gazette

des Comores

Nouveau code du tourisme : pierre angulaire d’une réglementation du secteur

Nouveau code du tourisme : pierre angulaire d’une réglementation du secteur © : HZK-LGDC

C’est sous l’égide du Ministère en charge du tourisme que la Direction Nationale du Tourisme en collaboration étroite avec l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) et le Projet Intégré de Développement des chaines de valeurs et de la Compétitivité (PIDC), qu’un atelier de présentation et de validation du nouveau Code du Tourisme de l’Union des Comores s’est déroulé hier jeudi 07 Octobre, à l’hôtel le Retaj (Moroni).


Une loi du 29 décembre 2011 constitue ce jour, le texte juridique majeur réglementant le secteur du tourisme cependant, 10 ans après son adoption, sa mise en œuvre a souffert d’importantes difficultés par rapport à la pertinence de certains principes techniques, sa structure et son exhaustivité. Pour mémoire le tourisme représente l’un des secteurs majeurs pour l’économie mondiale, en particulier dans les pays en développement. Elle contribue 11% dans le PIB mondial et génère presque 9% des emplois en 2019 selon l’OMT. Chez nous, en dépit d’un patrimoine naturel et culturel riche et diversifié, le tourisme n’a pas encore atteint son plein potentiel. Seuls 36.000 touristes internationaux ont visité le Pays en 2018.

 

Dans un message du ministre en charge du Tourisme, Houmed Msaidié et lu par son directeur de cabinet, M. Ismael Bachirou, il rappelle que « notre pays s’est engagé dans un processus de développement d’un tourisme écologiquement durable et générateur de revenus, tout en offrant des prestations touristiques diversifiées et de qualité. « Pour ce faire, le pays entend capitaliser sur ses potentialités touristiques naturelles et culturelles pour promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, garantissant le plein emploi productif et un travail décent pour toutes et tous, conformément à l’objectif 8 des Objectifs de Développement Durable (ODD) et de Plan Comores Émergeant (PCE) ».

 

On a noté la présence des opérateurs du secteur qui tout en saluant le travail qui a été accompli pour élaborer un code qui répond au contexte actuel, estiment aussi que c’est sur le terrain que les choses doivent bouger. II est évident pour les participants que le code n’est qu’un moyen parmi d’autres pour améliorer le climat des affaires.

 

Dans son allocution de clôture, le secrétaire général-adjoint du Ministère, M. Djounaid Ahamada a synthétisé les innovations au niveau du nouveau code de tourisme. Ils portent notamment sur une meilleure structuration pour les professionnels du tourisme, une meilleure définition de la gouvernance du secteur, un principe permettant d’intervenir en amont de l’aménagement touristique des sites naturel, une redéfinition des activités touristiques concernées par la réglementation, une clarification des conditions d’accès aux activités touristiques, une modernisation de l’encadrement des activités touristiques pour rehausser le niveau de la qualité des services et enfin une modernisation de la taxe touristique.

 

Après validation qui intégrera les remarques des participants et si les conditions sont remplies, le code prendra les chemins du conseil des ministres et celui de l’Assemblée nationale pour adoption au cours de la session en cours.

 

Mmagaza

 


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