La Gazette

des Comores

Le journaliste Oubeidillah reste encore en prison

Le journaliste Oubeidillah reste encore en prison © : HZK-LGDC

Accusé de trouble à l’ordre public pour avoir alerté sur une éventuelle pénurie de carburant, le président du tribunal a levé le mandat de dépôt d’Oubeidillah Mchangama. Bien que les charges retenues ne soient pas constituées, Oubeidillahi Mchagama retourne en prison suite à la révocation du juge d’instruction. Le délibéré est attendu le 19 décembre prochain.


L’affaire Oubeidillahi Mchagama, journaliste de Facebook Fm a été entendu ce mercredi 16 décembre. Accusé de trouble à l’ordre publique pour avoir alerté sur une possibilité de pénurie de carburant, le procureur de la République et les avocats de la défense, tout au long de leur plaidoiries ont signifié que les charges retenues ne sont pas prouvées. Autrement dit « le journaliste est irréprochable ». De ce fait, le juge a levé le mandat de dépôt mais par contre il décide le maintien en détention du journaliste.

En effet, le 04 septembre dernier, Oubeidillah était placé sous contrôle judicaire, accusé d’avoir diffusé de fausses informations sur l’affaire de la gestion des 5 millions destinés aux audiences spéciales sur les agressions sexuelles tenues en aout dernier.  A la sortie de l’audience, son avocat Me Idriss Saandi explique que Oubidillahi était retenu sous deux mandats à savoir trouble à l’ordre public et la révocation du juge pour violation d’une procédure judicaire. « L’un des mandats est levé mais il lui reste l’autre mandat », souligne-t-il. Il a saisi l’occasion pour montrer que c’est la 4e fois qu’Oubeidillahi est jugé et relâché par manque de preuves palpables. « J’estime qu’il est privé de sa liberté, on peut être poursuivi sans pour autant être mis en prison. Ca nous dérange en tant que défenseur de venir plaider pour des choses qui ne tiennent pas debout », regrette-t-il.

De son coté, la journaliste Faiza Soulé Youssouf dit haut et fort que « nous ne sommes pas des enfants. Nous avons compris le manège. Nous savons pourquoi le parquet a été magnanime aujourd’hui. Pourquoi il n’a pas eu besoin de taper sur Oubeidillah. Nous le disons haut et fort que nous n’oublierons rien ». Le confrère passera encore des jours en prison en attendant son procès ou un autre appel.

Andjouza Abouheir

 

 


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