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Grèves des enseignants / Le mouvement « Doyens des enseignants » lance un cri d’alarme

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Grèves des enseignants / Le mouvement « Doyens des enseignants » lance un cri d’alarme

« Trop c’est trop », jugent certains doyens des enseignants qui se sont constitué en mouvement dénommé « doyens des enseignant ». Face à la presse hier mardi, ce groupement a appelé à un sursaut de l’intersyndicale. « Nous disons : tout sauf une année blanche ».


L’intersyndicale serait-il divisé ? Tout le monde peut se poser la question, puisque hier deux conférences distinctes de presse a été tenues, à Moroni. L’une au lycée Said Mohamed Cheikh et l’autres au collègue de Mboueni, respectivement par l’intersyndicale d’un coté, et par le « mouvement des doyens des enseignants comoriens » de l’autre.

En tant que citoyens et doyens des enseignants, « très motivés par un sentiment national, nous trouvons que l’intersyndicale est trop radicale », juge Foundi Daroueche Mouigni, l’un des conférenciers. Pour lui, l’intersyndicale doit accepter les conditions posées par le gouvernement puisque le pays est fatigué. Et si, « la grève continue encore quelques jours, ce sera un échec total, car on tend vers une année blanche », estime pour sa part Mahamoud Mchinda qui estime que cela serait « aberrant avec l’émergence que prône le chef de l’Etat », depuis sa prise de fonction le 26 mai 2016.  

Ces deux conférenciers qui disent parler au nom de nombreux enseignants qui se reconnaissent dans ce mouvement, ne comprennent pas qu’à Mohéli la grève soit terminée et « les élèves font cours tous les jours », explique Foundi Daroueche Mouigni pour qui les 2/3 du budget comorien sont absorbés par les enseignants.

Mahamoud Mchinda qui prend à témoin le prophète de l’islam ainsi que la population, d’assumer toutes les conséquences qui en découleront, et valide le non paiement des mois mai, juin et juillet, « si cette grève débouchait sur une année blanche ». Il avance que si « nos collègues nous collent des étiquettes qui ne nous méritent pas, nous en assumons la responsabilité. Ce que nous voulons n’est rien d’autre que l’intérêt de nos enfants qui sont les futurs responsables de notre pays » conclut-il.

 

Ibnou M. Abdou

 

 

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