Le commissaire du gouvernement près de la Cour de sûreté de l’État a fait savoir que le « technicien des mines », Inssa Mohamed alias Bobocha, est actuellement à la Santé militaire de Moroni où il est admis dès son arrivée mercredi dans la journée. Dans cet entretien accordé à La Gazette des Comores et Al-watwan, le Commissaire a parlé d’un autre mouvement d’attentat prévu pour les jour de l’eïd el-kabir, soit le 31 juillet.
Suspecté dans l'affaire d'explosions de mines dans l'île d'Anjouan, Insssa Mohamed célèbre sous le surnom de Bobocha, est actuellement à l’hôpital militaire de Moroni où il est surveillé de près par les forces de l’ordre. Il aurait déclaré aux autorités malgaches où il a été arrêté depuis le 3 juillet selon nos informations. À l’atterrissage de l’avion qui l’avait transporté depuis Majunga, un dispositif médical était déjà prêt sur le tarmac de Hahaya.
Bobocha est suspecté avoir pris une part active dans l’élaboration du projet d’attentat contre le chef de l’État à Anjouan le 18 avril denier. Selon le Commissaire du gouvernement qui n’est autre que le procureur de la République, les mines qui devaient être embarquées dans l’avion présidentiel étaient sous forme de radio, sans doute pour tromper la vigilance des agents de sécurité à l’aéroport.
« Fort heureusement, nous avons eu vent de l’affaire depuis la veille », rapporte Mohamed Abdou. Selon lui, l’opération était bien organisée et la liste des conspirateurs, des commanditaires et des complices, « trop longue ». « Le fait d'être au courant qu'un acte va se produite et se taire, est un délit », prévient-il, indiquant que c’est pour cette raison que Mohamed Moina, numéro 2 du mouvement Dawula Ya Haki aux Comores, se trouve en détention depuis le mois de mai dernier à Mbeni dans le cadre de la même affaire.
Dans la même lancée, le Commissaire du gouvernement près de cour de sûreté de l’État annonce que pour cette affaire, au total cinq personnes sont en détention. Toujours selon lui, des journalistes de la place ont été tenus au jus de ladite opération mais ils ont préféré avaler leur langue. « Des journalistes ont été tenus au courant de l'opération « Madjiisse », le code utilisé à cet effet. Je ne les ai pas interpellés, pour l’instant. Je n’ai pas envie de heurter vos consciences. Mais il faut savoir que la profession de journaliste n'a rien à voir avec la conspiration », poursuit-il, menaçant.
Notre interlocuteur fait égalent savoir qu’il détient des renseignements sur d’autres projets de conspiration. De l’argent destiné à financer une opération de déstabilisation prévue pour le jour de l’eïd, soit fin juillet, serait attendu dans le vol charter Paris-Moroni du dimanche 19 juillet prochain. Incontestablement, notre pays dispose d’un des meilleurs services de renseignements du monde !
Andjouza Abouheir
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