La Gazette

des Comores

Covid-19 : L’intersyndicale des enseignants opposée au pass sanitaire

Covid-19 :  L’intersyndicale des enseignants opposée au pass sanitaire © : HZK-LGDC

À deux semaines de la rentrée scolaire prévue le 01 novembre prochain, le ministère de l’Éducation nationale a publié un communiqué selon lequel étudiants et enseignants devront obligatoirement se faire vacciner, sous peine de se voir refuser l’accès... Une décision à laquelle s’oppose déjà l’intersyndicale des enseignants du primaire, collège et lycée.


C’est à l’issue de l’interministériel du mardi 12 octobre dernier au palais présidentiel de Beit-Salam que la décision de rendre obligatoire la vaccination a été entérinée. S’il a été convenu d’accorder à la population un moratoire jusqu’au mois de décembre, il n’en demeure pas moins que dans certains services de l’administration publique c’est l’excès de zèle qui l’emporte sur la raison. Dans un communiqué en date du 12 octobre, le ministère de l’Éducation nationale a décidé qu’étudiants et enseignants devront obligatoirement se faire vacciner, sous peine de se voir refuser l’accès…

 

« L’inscription à l’Université, l’accès et la fréquentation à tout établissement public et privé d’enseignement sont conditionnés par la présentation de la carte de vaccination », peut-on y lire. La note précise que la décision concerne « tous les enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire et du supérieur ; tout le personnel administratif des établissements d’enseignement à tous les niveaux ; tous les étudiants des instituts privés et publics ; tout élève du collège ou lycée âgés de 18 ans et plus ».

 

Mais cette décision ne fait pas l’unanimité. La puissante intersyndicale des enseignants du primaire, collège et lycée s’y oppose déjà. « Nous n’avons pas été avisés. Nous avons vu le communiqué publié sur internet. Ce n’est pas de cette manière qu’il faut procéder. La plupart d’entre nous, sont déjà vaccinés mais ce n’est pas une raison suffisante de contraindre tout le monde, sachant les cas de morbidité pouvant rendre inéligible au vaccin certains d’entre nous », regrette Moussa Mfoungouliye, le secrétaire général de l’intersyndicale, contacté par La Gazette des Comores.

 

Au-delà du sentiment d’être mis devant le fait accompli, l’intersyndicale s’inquiète beaucoup plus pour la santé de ses membres. « Je me souviens encore de notre collègue qui, lors des examens nationaux, a été contraint de se faire vacciner alors qu’il était diabétique. Dès qu’il a reçu sa première injection, il s’est retrouvé aux services de prise en charge de Mboueni ». 

 

Contacté par nos soins, le syndicat des enseignants de l’Université des Comores ne souhaitait pas faire un commentaire sur le sujet. Ses membres se réuniront ce week-end pour en discuter.

 

Andjouza Abouheir

 


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