La Gazette

des Comores

Santé publique : Les Comores déclarent trois cas de Covid-19

Santé publique : Les Comores déclarent trois cas de Covid-19 © : HZK-LGDC

Aussitôt le fameux PCR installé, les résultats des analyses tombent de jour en jour. En plus du premier cas déclaré par le chef de l’État jeudi dernier, la ministre de la santé en a annoncé deux autres, samedi. Une enquête d'identification du contact tracing est en cours pour les personnes qui étaient en contact avec le premier sujet.


Le chef de l'État a annoncé jeudi le tout premier cas de Covid-19 aux Comores après plusieurs mois de doute. Il s'agit d'un homme âgé de 50 ans résident aux Comores, qui a côtoyé un ressortissant franco-comorien positif au covid-19, et qui a séjourné à Moroni à partir du 18 mars, selon les informations dévoilées par le premier magistrat du pays.

 

Le sujet en question est admis à l’hôpital El-Maarouf le 23 avril et présente des symptômes du Covid-19 (toux, maux de gorge, fièvre et détresse respiratoire). Des échantillons ont été prélevés sur lui, conservés dans les conditions requises puis être envoyés au laboratoire de l’INRAPE pour analyse par PCR, qui s’est avérée positive à la date du 30 avril d’après toujours le président Azali qui rassure que le patient récupère bien et progressivement.

 

Une enquête de contact tracing, d'identification des personnes ayant été en contact avec lui est en cours, pour remonter le plus possible la chaine de contamination, devait annoncer le chef de l’État qui  a rappelé  les mesures graduelles qui ont été prises afin de faire barrage à cette épidémie. « Pendant que d’autres pays, frappés plus tôt, se préparent à un retour à la normale, notre pays entre dans une phase critique ».

 

Il poursuit : « Notre préoccupation première est d’éviter une saturation de nos capacités de prise en charge des malades, qui nous obligerait à adopter des mesures encore plus draconiennes,  pour protéger la population, je n’ai pas adopté le confinement total, parce que la majorité de la population vit de l’informel ». Une option qui, si elle était envisagée, aurait engendré un drame économique et social comme le reconnait le chef de l’État qui appelle, en conséquence, au renforcement des gestes barrières.

 

Andjouza Abouheir

 

 

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)