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des Comores

Un à six mois de prison ferme contre les militants du M17

Un à six mois de prison ferme contre les militants du M17 © : HZK-LGDC

L’audience publique sur l’affaire des tracts et graffitis contre le président Azali s’est tenue hier mercredi au tribunal de première instance de Fomboni. Le procureur a requis un à 6 mois de prison ferme contre les militants du Mouvement du 17 février (un groupement politique d’opposition réclamant le respect de l’accord de réconciliation nationale signé le 17 février 2001). Le délibéré est attendu pour ce vendredi 27 novembre.


Après avoir passé 72 h au commissariat de police et deux nuits à la maison d’arrêt de Badjo, les membres du Mouvement de 17 février comparaissaient hier matin devant le tribunal correctionnel  de Fomboni. Seul Ben Massoundi Daroueche a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Ce dernier affirme avoir récupéré un sac rempli de tracts et baume venant de Mayotte au stade de Basket de Djoiezi et avoir écrit par la suite sur les murs du côté Djoiezi vers Bandar es Salam. « Je reprenais souvent les slogans sur les tracts pour les reporter sur les murs », reconnait-il devant le tribunal.

Les autres, Mohamed Archad, Cissé, Bouchra El-karim, Ahmed Andjilane (Anvion) ont tous plaidé non coupable des faits qui leur sont reprochés. Leur avocat Maître Yssouf Imal, a défendu qu’aucun élément ne prouve les faits dont sont accusés ses 4 clients. Et pour Ben Massound, il estime que ce sont des faits minimes et ne méritent pas des sanctions sévères.

Pour le procureur de la république, l’acte de déshonneur sur la personne du chef de l’État et des autorités de l’île, et l’atteinte à l’ordre public sont constitués, c’est ainsi qu’il a requis un mois de prison ferme contre Mohamed Archad , 3 mois contre Ben Massound et Anvion, et 6 mois contre Cissé. Le délibéré est prévu pour ce vendredi 27 novembre et le mandat de dépôt n'est pas levé. Ils vont donc passer leur 3eme nuit de maison, malgré la demande de mise en liberté introduite par l’avocat.

Pour rappel, ces militants du M17 sont poursuivis en justice pour avoir tagué les murs de Fomboni par des slogans hostiles au président Azali Assoumani, où on pouvait lire notamment « Azali nalawé » (Azali dégage) ou encore « 3 x 7 » une manière pour les détracteurs du régime de rappeler que la l'année butoir est le 2021, pour la fameuse tournante d’Anjouan de l’élection présidentielle.

Riwad

 

 

 

 


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