La Gazette

des Comores

Politique: Le président du parti Radhi jette l'éponge

  •  
  •   admin
Politique: Le président du parti Radhi jette l'éponge

Abidhar Abdallah président du parti Radhi a jeté l'éponge. Il évoque dans sa lettre de démission plusieurs raisons qui l'ont conduit à démissionner. Notamment un climat tendu au sein du parti. Une décision mal accueillie par le secrétaire général du parti qui l'appelle à reconsidérer sa démission.


Divergences sur la position à adopter face au pouvoir en place, tentative de rapprochement avec le parti de l'actuel président de la république, divisions internes, autant des griefs qui ont conduit le président du Radhi à la démission. Mais ce qui semble le marquer si on tient compte du document datant du 16 mai 2017, serait le fait qu'il soit dit-il « écarté sans aucune raison valable » sur un certain nombre de dossiers qui engagent sa formation politique. « J'ai tenté à maintes reprises de remettre notre formation politique sur le chemin pour que nous continuons à défendre ensemble des valeurs, des conventions et un engagement », peut-on lire.

Le désormais ancien président du Radhi se positionne en rassembleur dans cette lettre pour tenter de recoller les morceaux, pour qu'ils (membres Radhi : ndlr) puissent, dit-il, porter la voix du peuple devant un régime tant décrié. « Hélas les passions, les ambitions des uns et des autres, les tentations et la peur d'affronter la réalité ont conduit » sa démarche à l'échec.       

« Nous sommes peinés. Je suis particulièrement peiné, surtout nous sommes en pleins préparatifs pour le dernier congrès, il a été le premier à fixer les dates. », a rétorqué Houmed Msaidié secrétaire général de cette formation politique, contacté au téléphone par La Gazette/Hzk-presse.

L'ancien ministre de l'intérieur qui dit être étonné de cette décision : « il (Abidhar : ndlr) quitte le navire en pleine mer surtout au moment où les vagues commencent à être de moins en moins houleuses ». A la question de savoir si cette décision prise par le président du parti n'avait pas une visée de torpiller le congrès qui est attendu incessamment.

Le candidat malheureux à la vice-présidence de l'élection présidentielle laisse entendre que si c'était l' « objectif de troubler le calendrier, il aurait du nous dire et voir comment repousser la date ». Et de le « conseiller de reconsidérer sa démission pour rejoindre ses compagnons pour organiser le congrès ». Avant de tenter d’apaiser l'atmosphère : « il a sa place, c'est un bagarreur dont le parti à besoin. Il a apporté sa pierre à l'édifice du parti ».

 

Maoulida Mbaé

 

Commentaires (0)