La Gazette

des Comores

Mohamed Issimaila : « Le dialogue, un grand rendez-vous national »

Mohamed Issimaila : « Le dialogue, un grand rendez-vous national » © : HZK-LGDC

Si l’opposition se refuse de participer au dialogue national appelé par le Chef de l’Etat, la voix de la présidence en la personne de Mohamed Issimaila fait savoir qu’avec ou sans les partis d’opposition, celui-ci aura bien lieu. En plus de ce sujet, le porte-parole du palais de Beit-Salam a parlé entre autre de la paix et de la fermeture de Radio Kaz.


Devant la presse, le porte-parole du palais présidentiel de Beit Salam, Mohamed Issimaila n’a pas mâché ses mots en précisant et cela sans hésitation que « le dialogue aura bel et bien lieu avec ou sans l’opposition qui refuse d’y prendre part ». En plus d’avoir parlé d’une question économique, l’ancien ambassadeur des Comores en Arabie Saoudite ne pouvait pas se priver le plaisir d’évoquer ce sujet national qui fait verser beaucoup de salive et d’encre, le dialogue. Et selon lui, ce grand rendez-vous national qui a été à l’origine de la visite d’une délégation de l’Union Africaine les semaines passées, ne sera pas « un dialogue pour la classe politique, mais un moment important pour tous les comoriens ». « Tous les comoriens doivent se sentir concernés alors la présence des partis d’opposition est d’une grande importance mais cela ne veut pas dire que sans eux, le dialogue n’aura pas lieu », a-t-il prévenu devant les médias.

Si ce dialogue divise la classe politique, le conférencier ne manque pas de rappeler que ce dernier ne concerne pas que la politique. Selon lui, ce dialogue est une vision du chef de l’Etat voulant réunir les comoriens pour discuter sur des sujets sociaux et des reformes de l’Etat. « Le Président de la République a appelé à ce dialogue pas parce que les comoriens sont en conflit mais pour en éviter. Et mieux vaut prévenir que guérir », devait-il insister en rappelant aussi que « comme le président, toute la classe politique peut avoir leurs idées et propositions à mettre sur la table ». « Se refuser de participer au dialogue n’est pas une solution. Et le Président et son gouvernement tendent encore la main à l’opposition », a-t-il lancé en affirmant que « les propositions du Chef de l’Etat ne sont pas une fin en soi mais ce sont les siennes et nombreuses concernent le bien du pays et donc toute la classe politique à l’instar de la révision de la commission électorale mais cela n’empêche pas l’opposition de faire les siennes ».

Il a parlé de la nécessité de la paix sur l’ensemble du territoire en citant entre autre les conflits inter-villages qui sévissent ces derniers jours sur Ngazidja. La fermeture de Radio Kaz qui a suscité l’indignation du Syndicat National des Journalistes Comoriens (SNJC) a fait l’objet d’une question. Et le porte-parole de Beit Salam a résumé que « le gouvernement n’a pas son mot à dire sur ce sujet ». « Il ne s’agit pas d’une radio publique. Ce n’est pas la police qui est allée la fermer. C’est une radio de Mkazi, fermée par des personnes de Mkazi et aucune plainte n’a été déposée », a-t-il dit sans admettre que la justice devait se saisir du dossier pour la promotion de la liberté d’expression et en se demandant si « la radio était démocratique ».

A.O Yazid

 


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