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des Comores

Le chef de l'État s’adresse de l'And pour ses 20 ans Votre unité est sacrée tout comme (...) l'unité du pays

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Le chef de l'État s’adresse de l'And pour ses 20 ans  Votre unité est sacrée tout comme (...) l'unité du pays

Vous êtes la colonne vertébrale de notre pays et constituez le pilier essentiel de son développement, a rappelé le chef de l'État dans son allocution marquant le 20ème anniversaire de la création de l'And. Azali Assoumani a vanté les mérites d'une armée qui a su se hisser au-dessus de tout malgré les soubresauts politiques.


« Je suis là comme chef de l'État et chef suprême des armées mais aussi comme frère d'arme, et c'est avec une grande émotion que l'ancien chef d'État major que je suis s'adresse à vous également aujourd'hui », a d'emblée déclaré le président de la République devant un parterre de hauts gradés de l'armée et de la police nationale. « En 1996 nous avions souhaité une armée moderne, moderne dans sa mission, dans son  engagement et en phase avec son temps. Cette armée est là devant moi », a-t-il ajouté.

A l'Enfag (Ecole nation des forces armées et de gendarmerie) où se sont déroulées les festivités, cet officier supérieur, aujourd'hui à la tête de l'État n'a pas été avare de belles paroles à l'endroit d'une armée dont il vente la loyauté et l’engagement envers son pays et ses représentants. Et de lui renouveler sa confiance qui serait « inébranlable », promettant d'être serein dans sa mission qui, au delà du symbole de l'unité nationale, de garantie de l’intangibilité des frontières et de la souveraineté nationale (…) lui donne le devoir d'amorcer et de réussir le développement de son pays.

« Votre unité est sacrée tout comme est sacrée la préservation de l'Unité du pays qui est votre mission principale », a martelé le chef suprême des armées, rappelant les moments peu glorieux qu'ont traversé les forces armées du pays. Un chef de l'État qui laisse entendre que l'armée n'a que trop enduré.

De la dislocation du pays évitée de justesse à l'affrontement de l' « hydre du séparatisme et de ses conséquences, supporté malgré elle, la « subordination injustifiée à des forces de pays étrangers », l'armée nationale a su chaque moment résister à l'en croire « aux manipulations » pour rester une « institution républicaine et su rester le dernier rempart » du pays. Azali Assoumani assure à l'armée et à la police nationale qu'il veillera qu'elles restent des « institutions respectables, respectées, dignes et capables d'assurer les missions régaliennes qui sont les leurs ».      

Même réaction pour le directeur de cabinet du président de la République chargé de la défense pour qui, l'armée nationale a fait preuve de maturité et de professionnalisme quand l'État était menacé. « Toute la nation comorienne vous remercie d'avoir su vous interposer au moment où l'État comorien était sur le point d'éclater (…) vous avez réussi à réunir sur une même table les comoriens toutes sensibilités confondues et pu instaurer des institutions aujourd'hui garantes de la stabilité politique et institutionnelle du pays », a-t-il indiqué, rappelant le retour des militaires dans les casernes après le putsch de 1999 après avoir remis aux civils le pouvoir : « chose rare en Afrique », a-t-il dit.

Dans un autre registre le président lance un appel l'And à prendre part à la production nationale en participant activement à l'ambition affichée par lui pour faire des Comores un pays émergent à l'horizon 2030 : « en plus de l'armée nationale de développement, vous êtes aussi avec la police nationale, l'armée de l’émergence », a-t-il lancé. Et de poursuivre : « dans un pays où le développement de la pêche, de l'agriculture, du tourisme et de l'artisanat, constituent les bases de cette ambition, l'And à travers l'Enfag doit être en mesure d'assurer des formations dans ces domaines à des jeunes comoriens, afin qu'ils soient une fois formés, beaucoup plus productifs et que tout en assurant la sécurité du pays, pour les uns, ils puissent tous apporter leur contribution aux efforts en cours ».

 

Maoulida Mbaé

 

Encadré

 

Azali promet justice sur l'affaire Combo

 

Dans son allocution le président de la République revient sur l'« odieux assassinat » du lieutenant-colonel Combo Ayouba dans son domicile et dont l'enquête trébuche malgré la libération du général Salim accusé à l'époque de faire partie des présumés commanditaires. Azali promet que lumière sera faite dans cette affaire pour la manifestation de la vérité. « Nous le devons pour ce grand officier qui a tant servi l'État, nous le devons pour sa famille, nous le devons pour vous, ses frères d'armes et le devons pour ce pays qu'il a servi durant toute sa carrière », a-t-il indiqué. Une décision qui a surpris plus d'un et qui a suscité des interrogations sur la motivation réelle du président de la République à vouloir rouvrir la boîte de Pandore, fermée par l’ancien régime. Pour quelle raison ? Ikililou est le seul à avoir la réponse. Pour rappel dans un interview qu'il avait accordé à La Gazette des Comores tout juste de retour d'une mission d'observation pour les présidentielles malgaches, Azali Assoumani avait montré son amertume sur cette affaire dont les assassins courent toujours.   

 

M.M.                   

 

 

   

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