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Enquête sur le crash de l’A310 de Yemenia / Les autorités comoriennes accusées d’avoir bloqué l’enquête

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Enquête sur le crash de l’A310 de Yemenia / Les autorités comoriennes accusées d’avoir bloqué l’enquête

Les juges français qui instruisent l’enquête du crash du vol de la compagnie Yemenia Airways en 2009 au nord de Ngazidja pourraient ordonner un « non-lieu », à en croire le journal Le Figaro qui sous entend que les Comores et le Yemen ne coopèrent pas pour « faire éclater la vérité ».


L’enquête menée par les juges français sur le crash de l’A310 Yemenia aux Comores, prend le chemin d'une « ordonnance de non-lieu », selon le Figaro. La justice française serait dans l’obligation de clore l’enquête « faute de coopération internationale entre les différents pays concernés ».

Le quotidien français souligne que les autorités yéménites et comoriennes refusent de coopérer pour faire avancer l’enquête. C’était le cas déjà avec les noms, adresses et numéros d’agrément des sociétés de maintenance de la Yemenia ainsi qu’un organigramme, l’historique de l’avion (heures de vol, incidents, pannes).

« Dès le début, nous avons eu des doutes, nous savions que la coopération concernant l’enquête sur l’accident ne se passait pas très bien. Il n’y avait pas de volonté de toutes les parties de faire éclater la vérité, surtout de la part des Comores, puisque la faute vient de ce pays », aurait déclaré une source du ministère des Transports français cité par Le Figaro.

Dans la procédure civile, « le dernier rendez-vous judiciaire » fixé lundi dernier au tribunal d'Aix-en-Provence a été reporté. La société propriétaire de l'avion, proposait une négociation à l'amiable. A noter qu’en première instance, la compagnie yéménite a été condamnée à verser 30 millions d'euros aux familles des victimes.

Aux Comores, les familles dont les dossiers ont été déposés à Moroni « sont pris en otage », car le jugement du 9 décembre 2014 publiquement rendu « n’a pas été signifié ». Aucun titre exécutoire n’a été délivré.

Les familles n’ont cessé d’interpeller les autorités politiques et judiciaires pour que les « dispositions » soient prises pour « obtenir qu'il soit sans délai apporté remède à la paralysie de la Justice comorienne ».

 

A.A.H

   

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