La Gazette

des Comores

Daula Ya Haki demande la libération d’Abdallah Agoi

Daula Ya Haki demande la libération d’Abdallah Agoi © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse tenue le 15 mars dernier, le mouvement Daula Ya Haki en collaboration avec Mdzadze Wairumbi a organisé une conférence de presse à Voidju. Le but est de lutter contre la violation des droits de l'homme, réclamer de meilleurs conditions pour les prisonniers politiques, la lutte contre la violence faite aux enfants, la libération d’Abdallah Abdou Hassane mais aussi la réouverture des mosquées.


Depuis l'arrestation d’Abdallah Abdou Hassane alias Agoi il y’a plus de deux mois, le Mouvement Daula Ya Haki ne cesse de demander sa libération. Le soulèvement pacifique récente par Daula ya haki et Mdzadze Wairumbi est caractérisé par une mobilisation militante et citoyenne inédite, irréductible aux manifestations et face à laquelle les seuls réponses du régime comorien sont la répression et l'incarcération arbitraire. « Notre conférence d'aujourd'hui est le fruit de tout ce que nous avons gobé, car on nous piétine, les lois et la constitution. De telle façon que personne n'ose revendiquer ou réclamer ses droits par peur de répression et d'incarcération. Nous réclamons un État de droit, nos droits de manifester car aucune loi ne l'interdit », lance Kaambi, un des conférenciers.

Le mouvement demande aussi des soins médicaux pour les détenues politique surtout pour leur confrère Abdallah Abdou Hassane. « Abdallah Agoi se fait torturer sans avoir accès à des soins. Et même si notre président est en prison illégalement mais le combat continue jusqu'à avoir un État de droit », poursuit-il.

De l'autre côté Mdzadze Wairumbi se bat contre la justice comorienne. Selon Zakia, aujourd’hui la justice n'est pas du côté des victimes mais plutôt de ceux qui ont de l'argent ou bien d'une famille proche du pouvoir. « Le droit ne protège pas suffisamment les enfants victimes de viol ou d'attouchements sexuels », dit-elle, avant de s’interroger : « comment ça se fait que les violeurs, les assassins, les voleurs sont libres et que les personnes honnêtes restent en prison ? » Selon elle, plusieurs comoriennes ont été victimes de violences sexuelles avant l’âge de 18 ans et le plus souvent au sein de leur famille.

Raanti Aboubacar

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)