La Gazette

des Comores

Crise post-électorale / Le procureur de la République promet des sanctions sévères pour tout acte de déstabilisation

Crise post-électorale / Le procureur de la République promet des sanctions sévères pour tout acte de déstabilisation © : HZK-LGDC

Le procureur de la République a tenu un point de presse hier jeudi en début de matinée. Au cours de celui-ci, Mohamed Abdou annonce qu’il s’agit d’une démarche préventive pour informer la population sur les agissements qui ont lieu depuis dimanche 24 mars dernier dont les casses d’urnes et la marche post-électorale des candidats du lundi 25.


« Depuis le début, j’ai pris toutes les dispositions en avertissant toutes les parties prenantes des mesures qui seront appliquées en cas de manquement aux règles surtout en ce qui concerne la préservation de la paix et la stabilité du pays », explique le procureur de la République, Mohamed Abdou. Selon lui, les actes perpétrés depuis dimanche jour du scrutin jusqu’au lundi sont des actes de déstabilisation qui mettent en péril la stabilité du pays. « Il y’a eu des faits ignobles le dimanche à la fin du processus. On note des urnes cassées, des routes barricadées et des personnes agressées. Des actes qui entrent dans le cadre de la sécurité donc prévus par le code pénal », dit-il avant de préciser « qu’il y’a des faits dont le parquet peut attendre une plainte et d’autres dont il peut s’autosaisir comme les actes de ces derniers jours ».

Pour le procureur, l’agression sur le policier qui a eu lieu dans le Mboinkou, celle de l’agent de la CENI à Mbéni ou les routes barricadées sont des actes « barbares » qui touchent la stabilité du pays. Le procureur rappelle que ces actes ne resteront pas impunis et affirme alors que le tribunal prendra toutes les mesures nécessaires. « Le procureur de la République ne cherche pas à arrêter ou emprisonner mais plutôt sécuriser le pays, faire en sorte que le pays ne tombe pas dans l’embrasement, dans la guerre civile ou que l’on se retrouve pas dans une situation incontrôlable. Cela n’arrangerait personne. Ni eux, ni les autres », souligne-t-il.

Mohamed Abdou affirme que ce n’est pas la première fois que le parquet avertit toutes les parties prenantes. Il précise en retour que le temps des conseils est fini et qu’il est temps de passer aux actes. « C’est la dernière fois que je rappelle à tout le monde de se ressaisir, de se comporter comme un digne comorien, de connaitre ses responsabilités et de respecter les opinions de chacun », dit-il. Le procureur affirme encore une fois que sa mission et celle du parquet est de maintenir la paix et la stabilité de l’archipel. Il dit considérer le Conseil National de Transition comme source de turbulence. « Quatre des douze candidats restent des dangers imminents à contrôler et à stabiliser à l’immédiat car ces derniers auront un comportement très inquiétant », affirme-t-il.

En parfait mentaliste, Mohamed Abdou dit être au courant de tout ce que ces personnes ont en tête et précise se préparer à toute éventualité. « Je ne menace personne mais je dis ce que je ferais. Lorsque des actes réprimés par le code pénal sont commis, le parquet de la République de Moroni prendra toutes ses responsabilités », conclut-il.

A.O Yazid

   

 


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Commentaires (1)

  1. Chanfi Ahmed:
    29/03/2019 à 01:10 PM

    Est ce que ce type croit-il vraiment à ce qu'il dit?! Pense-t-il vraiment que les gens ne comprennent pas que tout ce qu'il raconte là et fait lui est dicté par le pouvoir politique; Istaghfir Allah?!! Subhâna Allah, Hasbiya Allah wa ni´ma al-wakîl!!!