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Affaire Marie Deniz: Me Baco dénonce une interférence politique dans l’affaire

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Affaire Marie Deniz: Me Baco dénonce une interférence politique dans l’affaire

L'anesthésiste Nassabiya Msingani, est mise en examen pour « négligence ». Et trois autres sages-femmes pour négligence dans l’affaire de Marie Deniz. Horrifié, Me Baco, qui tente bec et ongle de sauver ses clients en faisant un pourvoi de cassation, accuse le ministre de la justice de jouer en faveur de la famille de la victime qui l’avait rencontré après le drame.


La chambre d’accusation a mis en examen l’anesthésiste de Marie Deniz ainsi que trois autres sages-femmes pour négligence, mardi 5 juillet. Le même jour, l’avocat a fait un pourvoi en cassation qui, selon lui, a un « effet suspensif mais qui n’est malheureusement pas respecté ». « La chambre d’accusation a statué en matière correctionnelle. Elle a rendu un arrêt demandant la détention provisoire de mes clients », dit l’avocat.

 « Après notre recours, on doit attendre son examen, selon l’article 569 du code de procédure pénale en vigueur qui exige la suspension de l’exécution de la mesure prise en attendant que la Cour suprême siège pour se prononcer » explique-t-il.

 Me Baco dit ne pas comprendre pourquoi contre ses clients on veut utiliser des mesures illégales et d’autres, légales. Il a évoqué le cas de Mafoura qui a été condamné à la peine capitale mais, suite au pourvoi en cassation de son avocat, il n’est toujours pas exécuté. « Je suis inquiet dans cette procédure quand la politique s’immisce dans le judiciaire. On ne peut sacrifier tout un personnel médical pour faire plaisir à une famille pour des raisons politiques », s’emporte Baco qui dénonce le fait que le ministre de la justice ait rencontré uniquement la famille de la victime.

 « Quand ils vont en prison, personne ne les arrêtera. Mais sachez que la loi est piétinée… Quand ils sont allés en prison c’est une séquestration », dénonce-t-il.

 Pour rappel, Marie-Deniz Soulaimana, la victime d’à peine 32 ans, était admise aux urgences d’El-maarouf le soir du lundi 20 juin dernier pour donner naissance à son cinquième enfant. Malheureusement, cette femme qui devait accoucher par césarienne mourra le lendemain à 8h du matin sans qu’elle ait été consultée faute d’être anesthésié par l’anesthésiste absente, pourtant elle devait assurer la garde cette nuit-là.

 

Toufé Maecha

 

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