La Gazette

des Comores

Une dose de bonne volonté Sénèque : "Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va".

Une dose de bonne volonté Sénèque : © : HZK-LGDC

Il n’est pas rare de voir au bord de la route, face au trottoir, juste après la pluie, un petit caillou placé devant un nid de poule. Son objectif est d’empêcher que la roue d’une voiture ne tombe dans le trou et ne fasse éclabousser l’eau, qui la plupart du temps mouille un passant ou rentre par la porte d’un magasin situé à côté.


Cette façon de faire, correspond à nos comportements, à notre manière de résoudre un problème. Nous préférons le plus souvent, le contourner, que d’y faire face et de trouver une solution durable, selon l’expression consacrée. Combien de fois, nous trouvons des piliers qui retiennent une maison en train de s’effondrer alors que des personnes habitent dedans.

 

On peut citer des exemples, qui vont dans le même sens, à savoir que nous préférons retarder la recherche de solutions pérennes, nous contentant le plus souvent de palliatifs. Ce que nos cousins gaulois appellent un cautère sur une jambe de bois. En clair, nous devons prendre conscience du temps que nous perdons, en recherchant des solutions de facilité, qui à la longue nous apportent plus de problèmes que nous en avions au départ.

 

Aussi, l’on se demande si la solution viendra de tous ces politiciens, qui à force de retourner leur veste, on a le plus grand mal à distinguer les couleurs. Même si aujourd’hui, l’on constate que partout dans le monde, la bonne gouvernance peine encore à se mettre en place, il n’en demeure pas moins qu’avec une dose de bonne volonté, on pourrait faire avancer les choses dans les îles de la lune.

 

Nous devons sortir de la théorie du petit caillou et oser proposer des solutions à la mesure des attentes de notre jeunesse et de l’ensemble de notre population. Car nous ne pouvons pas éternellement rester l’homme malade de l’océan indien. Il revient à chacun d’entre nous de faire le bilan de notre absence de mauvaise conscience face à ce qui pourrait être fait si nous avions le sentiment que nous sommes les acteurs de nos propres malheurs.

 

Comme le disait un ami, on se surprend à noter que le seul consensus réel de notre classe politique consiste d’une part à se partager le pays en autant de portions congrues et d’autre part, à se glisser des peaux de bananes vers l’autre soi-même pour lui donner des coups de gourdins à l’occasion et tant pis pour ceux qui croyaient révolu le temps des sultans batailleurs.

 

Ce mal concerne aussi notre diaspora en France, dont le silence assourdissant face à la situation sanitaire dans notre pays est incompréhensible. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de battre le pavé parisien et d’autres localités françaises mais de rassembler les énergies pour apporter un soutien de poids à nos communautés dans la bataille contre la Covid-19. C’est l’occasion de montrer au pays, qu’en dehors de vouloir prendre la place de l’autre, vous avez aussi de la compassion et de l’empathie pour votre pays.

 

Mmagaza

 


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