La Gazette

des Comores

Habari za udunga: Une culture de performance basée sur la valorisation de l’intégrité « Mlozi nde wulowo chatsi mbima za missi »

Habari za udunga: Une culture de performance basée sur la valorisation de l’intégrité « Mlozi nde wulowo chatsi mbima za missi » © : HZK-LGDC

Le silence assourdissant de nos députés sur certains sujets pose une fois de plus la question de l’utilité de certaines structures. Ne parlons plus du conseil des îles qui se morfondent dans une léthargie sans nom. Le parlement se complait dans des prérogatives inutiles et ne se donne pas les moyens de jouer son rôle, de contrôle de l’action gouvernementale. Or, il faut définir très concrètement les secteurs d’intervention du parlement de façon à faciliter des relations qui rentrent dans le cadre normal d’une démocratie véritable.


Par ailleurs, il est aussi pertinemment reconnu que le problème se pose surtout sur les missions que nous assignons aussi aux différents départements ministériels. Beaucoup d’études sous les cocotiers  ont révélé que le dysfonctionnement de l’administration comorienne se traduit par une insuffisance en moyens financiers, matériels et en ressources humaines bien formées et expérimentées. On relève toujours une inadéquation entre les ressources humaines prévues dans les cadres organiques et les besoins réels pour remplir les missions dévolues aux institutions.

 

A cela l’on constate la plupart du temps une absence de textes définissant les mandats, les missions et les responsabilités des institutions entre l’Union et Îles. Il y a un manque de connaissance et de compréhension des objectifs et orientations des politiques et stratégies nationales. Il est observé une absence de planification et d’évaluation du travail des individus au sein des institutions en charge des différents départements ministériels sur la base d’attentes signifiées répondant au plan de travail et au mandat de l’institution. Ces mêmes études notent l’absence d’un processus transparent basé sur des critères de compétence et de motivation permettant d’éviter l’ingérence des liens politiques et sociaux dans les nominations des agents à des fonctions techniques.

 

Il existe aussi une absence de culture de performancebasée surlavalorisation de l’intégrité et des attitudes constructives et collaboratives et aussi une absence de motivation du personnel (conditions de travail désastreuses, rémunération irrégulière, nominations et promotions non accordées sur des bases transparentes),  une absence de communication suffisante des informations sur les objectifs et activités menées par les départements techniques.

 

Tous ces éléments, vous les retrouverez dans les rapports des experts nationaux et du système des Nations Unies. Cela amène les analystes à dire que les autorités gouvernementales à tous les niveaux ne s’impliquent pas convenablement et se demandent si ceux-ci sont suffisamment  informées et sensibilisées sur les enjeux notamment les décisions et les recommandations qui sont adoptées.

 

Dans cet océan d’incertitudes, il est évident que le pays ne peut que régresser encore davantage. Mais comme nous ne cessons de le répéter, l’adoption d’une approche plus pragmatique et qui tienne compte de la situation de précarité qui touche différentes couches de la société serait la bienvenue.

 

La politique de navigation à vue qui est menée par tout le microcosme politique, ne pourra déboucher que sur une impasse. Toutefois, aucun, aucun de ces obstacles n’est, insurmontable. Nous pouvons si nous le souhaitons sincèrement, parvenir à les surmonter et à engager les îles de la lune dans la voie du développement économique.

 

Mmagaza

 


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