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des Comores

Habari za udunga: L’Imam : Éclairer la voie

Habari za udunga: L’Imam : Éclairer la voie © : HZK-LGDC

Peut-on parler d'une méthode Azali dans la façon dont ce dernier mène sa gouvernance ? Une chose est sûre, ce dernier a toujours pris son temps pour prendre à revers les analystes de tous calibres sous les cocotiers En effet, la façon dont il avance ne ressemble en rien à la façon dont notre classe politique s’est habituée à gérer le landerneau politique.


Il a toujours avancé à l’image des joueurs d’échecs en essayant d’avoir une longueur d’avance sur les événements. N’oublions pas que c’est avant tout un militaire de carrière et dans sa vision des choses il ne manque pas de tenir compte des effets collatéraux de ses décisions. Les opposants de tous bords n’ont jamais pu rester en face pour l’affronter dans le cadre qu’il a lui-même tracé, ce qui fait qu’à un moment ou à un autre ils les amènent à la faute ou à déserter le chant du combat politique

 

Au temps présent, certains analystes sous les cocotiers estiment que le président devrait lâcher un peu du lest et permettre aux instances du gouvernement et aux structures étatiques de pouvoir chevaucher sans avoir à chaque fois la bride au cou. Il n’est pas nécessaire de sortir d’une grande école de marketing pour constater que les initiatives des grands corps de l’État n’ont pas d’espace pour s’épanouir.

 

Pour l'heure, la crise économique mondiale liée à la pandémie de la Covid-19 et ses répercussions dans notre pays exige des mesures hardies et novatrices. Et parmi elles, c'est de donner à nos jeunes les moyens de se former à la création de petites entreprises. C'est de mettre l'accent sur la vie chère notamment sur le plan des produits alimentaires qui gangrènent le pouvoir d'achat des ménages. Et c'est aussi d'assurer le rôle régalien de l'État dans l'application des normes dans la plupart des secteurs notamment dans le domaine de l’éducation.

 

Aujourd’hui, se posent le cas Djibril et son Air Darassa et aussi la question de l’ouverture des mosquées. Pour le cas Djibril, les analystes sous les cocotiers s’attendaient à ce que l’interdiction des activités du prédicateur, allait s’accompagner d’un rapport circonstancié sur cette nébuleuse et autres ramifications si elles existent, mais ils ont dû se contenter d’un maigre arrêté qui laisse beaucoup sur leur faim. Si dans une certaine mesure, le prédicateur constitue une menace, nos cousins gaulois se doivent de fournir aux autorités les éléments pour y faire face, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme à laquelle ils sont friands. Or dans cette affaire ils sont muets comme une carpe.

 

Pour ce qui est de l’ouverture des mosquées, on notera le peu d’initiatives du Mouftorat, qui se contente d’avaliser les mesures édictées par d’autres. Or, s’il y a un lieu où l’on peut contrôler l’application des mesures de distanciations sociales, les mosquées présentent des lieux privilégiés où cela pourrait se faire sans beaucoup de difficultés. Pourquoi dans les écoles et marchés et pas dans les mosquées, se demandent le petit peuple, incrédule.

 

Le chef de l’État devrait dans la situation présente, contribuer à éclairer la voie. N’est-il pas l’Imam ?

 

Mmagaza

 


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