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Habari za udunga Azali : Le président-Imam

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Habari za udunga Azali : Le président-Imam

« Yizo wuziwono ndziro nde zendza mayana » Boul des îles. .


A écouter le chef de l’Etat dans ses différentes allocutions, les analystes sous les cocotiers se perdent en conjectures. En effet ce dernier ne manque pas d’émailler ses déclarations de références religieuses et se pose en une sorte « d’imam républicain », si l’on peut employer cette expression. Il est connu que le colonel est un féru en matière d’éducation religieuse. Ajouté à cela, la présence du grand mufti qui le considère comme étant un de ses élèves spirituels pour l’avoir eu comme lycéen.

Le président a affirmé à ses interlocuteurs durant la période des élections, qu’il a tiré beaucoup de leçons de la période où il avait la destinée du pays. De dix ans loin des affaires de l’Etat mais une réflexion de tous les instants sur la façon la meilleure de tirer profit des leçons apprises.

Il faudrait qu’il ait toujours à l’esprit que son arrivée au pouvoir le 26 mai dernier était le fruit d’un long combat de l’opposition pour donner au pays une impulsion nouvelle face au laisser-aller qui s’était incrusté dans les rouages de l’Etat.

Dans une certaine mesure, il serait intéressant qu’un jour, nos sociologues, ethnologues et autres politologues sous les cocotiers, se penchent sérieusement sur la question du Pouvoir dans nos iles et essayent d’analyser là où se situent les blocages, qui font que nous nous complaisions dans cette situation, qui en apparence, nous donne l’impression d’avancer, alors que nous faisons du sur place.

On est toujours sidéré de voir des hommes et des femmes qui recèlent d’immenses capacités qu’ils pourraient mettre au service du pays, se transformer en classe « discutante ». Nos compatriotes n’ont-ils pas assez de jugement pour reconnaître le bon grain de l’ivraie ?

Il faudrait éviter d’enfermer le débat sur les grands enjeux concernant le pays à la distribution des prébendes. Nous rappelant ces paroles de Sénèque : « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ». Il est donc impératif d’essayer de préconiser des solutions terre à terre, dès à présent, sauf si nous voulons que, dans quinze ans ou vingt ans, nous retrouver sur la même ligne de départ.

Le président Azali connait, mieux que quiconque, les limites de ses pouvoirs que ce soit dans le temps ou en termes de moyens. Mais comme l’a dit un certain grand timonier en son temps : « Rien d’impossible au sein de l’Univers, pourvu qu’on ose escalader la cime ». Sur ce plan, il a la capacité de donner une cadence à la marche à suivre pour l’émergence qu’il appelle de ses vœux. Un président-Imam ? Pourquoi pas ! À condition de garder le cap sur un développement humain durable. Pour tous, ajouterait des esprits chagrins.

 

Mmagaza

 

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