La Gazette

des Comores

Habari za udunga / Dhoulkamal : la seule sortie honorable

Habari za udunga / Dhoulkamal : la seule sortie honorable © : HZK-LGDC

La situation dans laquelle se trouve notre ministre des affaires étrangères est pour le moins délicate et montre dans quelle mesure nos relations avec l’ancienne puissance tutrice pour reprendre une expression chère au Mongozi pèsent dans la bonne marche de notre gouvernance.


 

En disant les choses crument, on dira que ce dernier n’est pas en situation de défendre un tant soit peu les intérêts de notre pays face aux accusations qui lui sont portées en ce moment. En effet l’affaire des prestations sociales qui lui ont été versées suit son cours et la caisse de sécurité sociale de l’ile de La Réunion a décidé de porter plainte pour escroquerie. Il aurait  été établi qu’il était inscrit comme allocataire du RSA à La Réunion, et bénéficiait de la couverture médicale solidaire destinée aux personnes sans revenu.

 

Il apparait pour les observateurs que le fait qu’une plainte soit posée ne signifie pas automatiquement que le ministre sera poursuivi. Ils affirment même que c'est même assez peu probable. La décision appartenant au procureur de la république… décision hautement politique et diplomatiquement très périlleuse.

 

La preuve le 8 février dernier, il a été reçu par Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Si ce dernier a réaffirmé le soutien et la mobilisation de la France pour apporter une aide matérielle afin d’aider les Comores à faire face à cette nouvelle vague épidémique, il n’a pas manqué également  d’évoquer selon le site de son ministère « la mise en œuvre du document-cadre de partenariat renouvelé, signé le 22 juillet 2019, par lequel la France et l’Union des Comores ont pris des engagements réciproques en matière de lutte contre les mouvements de population non maîtrisés et de sauvegarde des vies humaines en mer.

 

Il a souligné l’importance de renforcer la gestion concertée entre la France et les Comores des flux de circulation de personnes et de poursuivre les efforts pour démanteler les réseaux de trafics d’êtres humains. Le ministre a également insisté sur la nécessité que les deux Parties redoublent d’efforts afin d’accélérer la mise en œuvre du plan de développement qui doit bénéficier directement aux populations comoriennes ».

 

Vous conviendrez que c’est le langage diplomatique pour parler des sujets qui fâchent. Il semble qu’en réalité le gouvernement français a selon le journal Le Monde fait savoir de façon insistante aux autorités comoriennes ses désidératas. 

 

Toutefois, on notera que la situation dans laquelle se trouve le ministre Dhoulkamal est des plus inconfortables. Dans les négociations en cours avec les autorités françaises, il demeure le maillon faible dans de la défense des intérêts comoriens.

 

Rappelons qu’il a été le principal promoteur du rapport de la commission parlementaire d’enquête sur le scandale financier de l’octroi de la citoyenneté économique sous le président Sambi et par lequel le gouvernement s’est basé pour mettre l’ex-président en résidence surveillée depuis maintenant plus de deux ans.

 

Il va de soi que la seule sortie honorable pour lui, si l’on peut s’exprimer ainsi, est une démission en bonne et due forme.

 

Mmagaza

 


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