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Fait divers / Décès en prison Le procureur ouvre une enquête administrative

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Fait divers / Décès en prison  Le procureur ouvre une enquête administrative

Le décès en prison de Youssouf Abdou Abdallah alias Sakata est naturel selon les premiers constats du médecin déplacé sur place par le procureur de la République, qui annonce l'ouverture d'une enquête administrative pour élucider les circonstances de la mort de ce père de famille.


La dépouille de Sakata décédé à la maison d'arrêt de Moroni dans l'après-midi de lundi dernier est inhumée hier mardi à Tsidjé d'où il est originaire. Présent lors des obsèques le procureur de la République, Hamidou Ali Mohamed, annonce l'ouverture d'une enquête administrative pour élucider les causes du décès. Le chef du parquet de Moroni fait état d'une mort naturelle survenu dans la cour de la prison de Moroni peu après la prière de la demi-journée (adhuhur).

« Aussitôt informé, j'ai contacté à l’immédiat le ministre de la justice. J'ai réquisitionné par la suite un médecin qui est venu sur place examiner le corps. D'après-lui, le corps ne représente aucune trace de lésion », a-t-il fait observer, ajoutant qu'il est tôt pour donner les détails.

A Tsidjé, c'est l'incompréhension surtout chez les jeunes qui demandent plus d’explications sur les circonstances du décès. « On est surpris non pas par la mort d'un des nôtres car de toute façon, c'est un passage obligé pour le commun des mortels, mais c'est le fait que personne n'ait été contactée ni le chef du village, ni quiconque d'ailleurs », a déclaré Abasse Youssouf qui se présente comme un représentant de la jeunesse de cette localité située à quelques km au nord-est de Moroni. « Nous exigeons des éclaircissements sur les circonstances de cette mort. Les responsables de l’institution devront s'expliquer », a-t-il poursuivi.

Ce n'est plus la première fois qu'un prisonnier meut dans ce centre pénitencier vétuste datant de la période coloniale et qui n'a jamais bénéficié d'une rénovation. Confronté à une surpopulation carcérale, la maison d'arrêt de Moroni, à l'image d'ailleurs des centres prisons du pays est souvent pointé du doigt par les organisations des droits de l'homme, déplorant les conditions épouvantables dans lesquelles les gens sont détenus.

 

Maoulida Mbaé                                 

 

 

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