La Gazette

des Comores

Les infrastructures au service des échanges commerciaux inter-îles

Les infrastructures au service des échanges commerciaux inter-îles © : HZK-LGDC

La chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Mohéli en collaboration avec le Système des nations unies, a organisé mercredi dernier à Fomboni, une conférence débat sur la thématique « Renforcer les infrastructures pour faciliter les échanges commerciaux inter-îles ». Plusieurs représentants des structures impliquées dans les échanges commerciaux inter-iles ont pris part à cette réflexion.


Cette conférence débat s’inscrit parmi les événements parallèles organisés à l’occasion de la 15ème session de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) qui se tient à la Barbade du 3 au 7 octobre 2021 et qui a pour thème « De l’inégalité et de la vulnérabilité à la prospérité pour tous ».

Après les mots de bienvenue du président de la chambre de commerce de Mohéli Said Mustapha Andourahmane Ben Cheik et celui du bureau du Coordinateur résident du système des Nations unies, une présentation sur la connectivité inter îles aux Comores a été faite par Mohamed Nafion Abdoulhalim expert facilitateur de l’événement.

Mme Anrifatte Mohadji Charif, actrice de genre et ayant des connaissances sur le transport inter-îles viendra avec un témoignage sur la circulation des marchandises entre les îles de l’archipel. Pour cette combattante du genre, les ruptures permanentes de stocks au niveau des autres îles est l’une des conséquences d’une mauvaise inter-connectivité inter-îles. « Il devrait y avoir des vedettes uniquement pour le transport humain et d’autres spécialement pour les marchandises » soutient Anrifatte. Une idée reprise par Mourdi Ali Mari entrepreneur agricole et un des fondateurs de l’association Vuna djema mais conditionnée. « Le problème d’exportation de marchandises de Mohéli vers les autres îles ne sera jamais résolu dès lors que le bateau ne sera pas géré par les agriculteurs eux-mêmes » insiste Mourdi Ali avec des exemples en appui.

L’île de Mohéli qui détient le 60% des produits halieutiques, selon Haddad Salim Djabir du CNDRS et première en expédition des produits vivriers, deuxième productrice d’Ylang Yang en termes de quantité mais première en termes de qualité et deuxième productrice de girofle derrière Anjouan, « mérite des infrastructures bien adaptées » dit-il.

Dans tous les cas, il est souligné par les intervenants que le coût de transport de ces produits vivriers comme celui des autres marchandises d’importation est trop élevé au détriment des consommateurs. C’est pour cette raison que Toihir Mohamed proposera des moyens de transport à propulsion mixte éolienne et à énergie électrique pour réduire le coût en période des vents forts.

Quant à Sitti Maka du Réseau femmes et développement elle estime que « il faut absolument des chambres frigorifiques permettant de mieux conserver les produits maraîchers avant leur exportation ». Pour cette dame, 75% des produits maraîchers à Mohéli sont cultivées par des femmes. Un souci relevé par le Directeur régional de la pêche. On annonce même la mise en place prochaine et le réaménagement de certaines chambres frigorifiques dans l’île.

Riwad

 

 

 


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