La Gazette

des Comores

Les financements islamiques, un modèle de financement accessible dès mars prochain

Les financements islamiques, un modèle de financement accessible dès mars prochain © : HZK-LGDC

L’accès à des financements semble s’améliorer. Avec ce nouveau mécanisme de financements islamiques, le client peut bénéficier d’un financement sur la base d’un projet et d’un accès à un crédit à la banque. Le processus a été présenté devant les chefs des banques et institutions financières lors d’un atelier animé par des experts internationaux.


La Banque Centrale des Comores (BCC) lance à partir du mois de mars prochain un nouveau mécanisme de financement appelé finances islamiques. En attendant la mise en place de ce nouveau mécanisme, la BCC a organisé un atelier qui a réuni tous les chefs des banques et services financiers des Comores. Younoussa Ben Imane, le gouverneur de la BCC a rappelé l’importance de ce nouveau dispositif pouvant selon lui « faciliter pour nombre de citoyens l’accès à un financement dans les banques ». « Les finances islamiques diffèrent des banques classiques. C’est la raison pour laquelle nous avons fait appel à des experts internationaux pour voir les voies et moyens de mettre en place ce nouveau dispositif », explique-t-il.

Ce nouveau système est présent dans plusieurs pays du monde selon le gouverneur de la BCC. Pour cette première phase de ce projet, la Banque Islamique de développement (BID) a versé près de 200 mille dollars. Après la mise en œuvre de ce processus, le client verra un développement du crédit, toujours selon Younoussa Ben Imane. Contrairement aux banques classiques, les financements islamiques n’octroient pas de crédits et n’attendent pas de remboursement mais financent un projet pour au final partager les bénéfices et les pertes.

« Avec ce nouveau mécanisme, le client ne fera pas de crédit mais sera financé sur la base d’un projet. La banque ne donne pas d’argent mais accompagne le projet. Le client et la banque vont alors partager les bénéfices et les pertes », affirme-t-il. Ceci dit qu’avec les financements islamiques, le client en plus du premier format, a accès à un autre type de financement. Un modèle qui s’allie au respect de la charia islamique et aux normes religieuses bien que les fonds sont accessibles à tous. Il s’agit alors d’une forme de contrat entre la Banque et le client.

A.O Yazid

 


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Commentaires (1)

  1. ABDOULKARIM ALIAMANI:
    01/02/2021 à 11:57 PM

    Bonjour à toutes et à tous !
    Si j'ai bien compris pour cette première phase, l'enveloppe de la BID est de 200 000 $ américains soit 70 000 000 km.
    C'est triste, car encore fois, nous continuons à accepter des instruments d'accompagnement qui ne sont plus proportionnels à notre effort de développement.
    Quand est-ce que allons nous compter sur nos atouts (l'expertise comorienne, la diaspora) pour relancer notre économie ?