La Gazette

des Comores

L'AGID passe à la facturation normalisée, grâce aux caisses enregistreuses

L'AGID passe à la facturation normalisée, grâce aux caisses enregistreuses © : HZK-LGDC

L'administration générale des impôts et de domaines a annoncé officiellement la mise en œuvre des caisses enregistreuses dont l'objectif est de créer une transparence entre l'administration de fisc et ses contribuables quant au processus de collecte fiscale. Ces nouveaux dispositifs permettront à l'AGID de contrôler les transactions de leurs contribuables tout en facilitant la collecte de la taxe à la consommation (TC).


Après son informatisation, l'administration de fisc passe à la facturation normalisée. C'est-à-dire que nul n'achète rien sans facture au moyen des caisses enregistreuses. Et tous les  contribuables de l'administration générale des impôts et de domaines dont leur chiffre d'affaires est de 20 millions kmf doivent désormais se servir des caisses enregistreuses. Avec ce nouveau dispositif, l'administration de fisc se voit d'un œil neuf et toutes les difficultés qui ont longtemps opposé l'AGID et ses contribuables en ce qui concerne le paiement de la TC (Taxe à la consommation) sont désormais dissipées. C'est pour cette raison que le ministre des finances Saïd Ali Saïd Chayhane accorde une importance capitale aux caisses enregistreuses quant à la sécurité du processus de collecte des impôts. « Grâce à ces dispositifs, notre AGID va mieux collecter et sécuriser les impôts. C'est une stratégie déjà utilisée dans plusieurs pays. Avec cette méthode, l'AGID sera encore plus performante mais il faut que son personnel soit également impliqué sur le bon fonctionnement des dispositifs », déclare-t-il.

 

L'administration générale des impôts a opté de travailler avec ses contribuables dans cette orle technologique pour la collecte des impôts pour instaurer un climat des affaires favorable car « un État qui ne collecte pas convenablement les impôts ne va nulle part », souligne Riyad Sagaf représentant de Moubarak, un contribuable. Cette logique est appuyée par le patron de l'administration du Fisc Mohamed Soihir qui soutient que 45% de l'économie du pays dépend de l'AGID, donc « la mise en œuvre des caisses enregistreuses permettra une transparence entre l'AGID et ses usagers, elle permettra également une croissance de recettes intérieures ».

 

Il y a longtemps que l'AGID collecte peu d'impôts car beaucoup de contribuables disent ignorer comment l'État gère leur part de contribution et d'autres pour des raisons lointaines. Ainsi l’argentier de l’Etat a salué l'initiative tout en rappelant que l'AGID travaille avec les communes dans le processus de collecte fiscale dans les régions loin de la capitale, mise à part son aspect de modernité. Pour le ministre, il faut que l'internet cesse d'être un luxe mais une nécessité. Ainsi toute transaction effectuée par un contribuable s'affiche sur le receveur de l'AGID, si le contribuable s’est servi de la caisse enregistreuse.

 

Interrogé sur les triches que peuvent tenter les contribuables afin d'éviter le contrôle de l'AGID, le ministre a parlé des sanctions particulières réservées aux contrevenants tout en précisant que la passion qui les anime à trouver des solutions de sécurisation d'autres l'ont pour tenter de tricher. « Toutefois, il est question de discernement, nous ne pouvons pas dire qu'avec ces dispositifs tout est sous contrôle, mais si l'on se rend compte qu'ils sont piratés nous trouverons également les moyens de les améliorer », conclut-il.

 

Kamal Gamal

 


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