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Finances islamiques / Séléyani honore Dr Mohamed Nourou

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Finances islamiques / Séléyani honore Dr Mohamed Nourou

En présence du ministre des finances et du secrétaire d’état chargé du monde arabe, Dr Karihila, Séléyani a honoré leur fils Dr Mohamed Nourou, rentré au bled avec un Doctorat en économie islamique qu’il a obtenu à l’université d’Al Jinane au Liban en 2016. Pour les organisateurs de la conférence, il s’agit d’une cérémonie solennelle pour honorer le savoir mais pas la personne en tant que telle.


Ce dimanche, le village de Séléyani (20 km à l’Est de M’béni, chef lieu de Hamahamet Mboikou), était bondé du monde venu des quatre coins de Ngazidja, prendre part une la cérémonie honorifique. A la place publique, plusieurs discours ont été prononcés pour expliquer le pourquoi d’une telle cérémonie. « C’est pour démontrer que si nous honorons un de nos cadres et intellectuels, cela va encourager et motiver nos enfant à poursuivre avec brio leurs études supérieurs », explique Said Ali Chayhane, ministre des finances. « Le prophète recommande à qui veut réussir ici bas, ou l’au de-là, ou les deux en même temps, il lui faut acquérir le savoir », dit-il avant d’avouer que c’est une chance pour le pays mais pour le Hamahamet.

Pour Dr Mohamed Bacha, le retour aux Comores de ce docteur en Economie islamique fait partie des réponses à l’ambition du chef de l’Etat de faire des Comores un pays émergent à l’horizon 2030. Selon lui, voir un jeune comorien réussir ses études en économie et travailler dans la banque islamique est un signe positif qui démontre que le pays est capable de se gérer.  « Dr Mohamed Nourou fait partie des éléments dont nous avons besoin actuellement dans un domaine crucial pour l’émergence des Comores », soutient Dr Bacha, un théologien proche du président de la république Azali Assoumani.

Lorsqu’il a pris la parole, Dr Mohamed Nourou a essayé d’expliquer la signification de la finance islamique. « C’est un nouveau système de la finance basé sur le coran et la tradition du prophète, pour résoudre les problèmes financiers que le monde traverse aujourd’hui », affirme ce jeune économiste qui a obtenu en 2016 son doctorat en économie islamique à l’université Al-Jinane du Liban. Selon lui depuis 2008, une étude a été révélée que l’économie islamique peut résoudre la plupart des problèmes que connaissent les autres banques classiques à une hauteur de 10 à 15%.

Cet ancien journaliste de Radio Comores en langue Arabe (1985-1999) atteste que plusieurs pays du monde essayent d’intégrer la finance islamique, estimant « à juste titre » qu’elle reste la seule solution possible à la crise économique. Dr Mohamed Nourou, 47 ans, cite entre autres l’Australie, le Sénégal, la Mauritanie et l’Angleterre. Ce dernier pays a même intégré depuis 5 ans des cours d’économie islamique à l’Université, ouvrant la porte à la création de la banque islamique.

 

Ibnou M. Abdou

 

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