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des Comores

Cinq ans pour moderniser le système financier comorien

Cinq ans pour moderniser le système financier comorien © : HZK-LGDC

La Banque Centrale des Comores a lancé ce jeudi 25 février le Projet d’appui au développement du secteur financier. Financé à hauteur de 8 milliards de FC, il a comme objectif de soutenir le développement du secteur financier dans le pays.


A cause de la pandémie du Coronavirus, le lancement du Projet d’appui au développement du secteur financier s’est fait virtuellement hier jeudi à la Banque Centrale des Comores. Financé à hauteur de 20 millions de dollars, soit 8 milliards de francs comoriens, le projet a comme objectif d’accroitre l’accès et l’utilisation des services financiers par les adultes avec une considération particulière pour les femmes, les agriculteurs individuels et les personnes vivant dans des zones rurales ; mettre fin à l’extrême pauvreté tout en favorisant la prospérité partagée, en facilitant l’accès aux services financiers ; la promotion de la stabilité et de l’intégrité financières indispensables au bon fonctionnement du secteur financier et accroitre l’accès et l’usage des services financiers par la population adulte. « Beaucoup de progrès ont été réalisés dans le secteur financier dont l’adoption de la loi sur la monnaie électronique. Avec ce projet, on a l’ambition de moderniser le système de paiement, permettre aux comoriens d’accéder au système financier mais aussi améliorer l’offre en quantité et en qualité », avance Younoussa Ben Imani, le gouverneur de la Banque Centrale des Comores lors du lancement.

 

Le PADSF va aussi contribuer au développement de l’interopérabilité des paiements numériques, la réduction des délais de transactions interbancaires mais aussi l’existence de la centrale de risque pour protéger les clients et les banques des mauvais payeurs. « Le projet s'inscrit dans le double objectif de la Banque mondiale, mettre fin à l'extrême pauvreté, tout en favorisant la prospérité partagée, en facilitant l'accès aux services financiers. A travers le PADSF, la BCC souhaite se doter de solutions modernes pour assurer la compensation et le règlement de tous les types d’instruments électroniques à travers un seul système conceptuel », explique Housna Thabit, la coordinatrice du projet. Pour mener à bien le projet, une campagne de sensibilisation et d’éducation financière de grande envergure sera organisée au niveau national pour enfin aboutir à une large inclusion financière.

 

Après les premières réalisations du projet dont l’adoption et la promulgation des lois portant sur la monnaie électronique, la réhabilitation des salles serveurs de la BCC et sa mise aux normes pour pouvoir abriter le système CBS, le SAT+ et ultérieurement le SWITCH national, le projet va mettre en place en 2021 le Conseil National des systèmes Paiements qui sera l’organe central du SNP pour assurer la collaboration efficace entre les parties prenantes au marché, la mise en place des textes réglementaires régissant le fonctionnement et la surveillance du Système National de Paiements (SNP), l’organisation des ateliers sur les travaux de normalisations préalable à la mise en place du SAT+, l’équipement et l’aménagement du site de secours localisé à Moroni Oasis pour s’assurer une continuité des activités en cas de sinistre du site principal, l’organisation d’une vaste campagne de sensibilisation et d’éducation financière ciblée sur la population, notamment dans les zones rurales ayant difficilement accès aux institutions financières, le diagnostic de la Centrale des Risques et des Incidents de Paiement (CdRIP) et appui à son amélioration et la mise en place d’un département des Système de Paiements à la BCC. Pour 2022-2023, le projet va faire un appui en équipements et logiciel aux IMF (2022), un appui en équipements et logiciel à la CRC (2022), l’installation du SAT+ (2022) et l’installation du SWITCH national (2023).

 

Ibnou M. Abdou

 


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