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Première édition du Festival Djahazi / Préserver et réintroduire les boutres dans le paysage maritime comorien

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Première édition du Festival Djahazi / Préserver et réintroduire les boutres dans le paysage maritime comorien

La première édition du Festival Djahazi a été lancée vendredi dernier à Moroni. C’était l’occasion de parler en long et en large des boutres traditionnels des Comores qui ont disparu du paysage maritime de l’archipel depuis neuf ans et réfléchir par la suite sur sa réintroduction.


La première édition du Festival Djahazi a été lancée vendredi dernier à Moroni. 9 ans après leur disparition, l’idée de ce festival est de stimuler la réintroduction des boutres dans le paysage maritime de l’archipel en vue de préserver l’un des riches patrimoines des Comores. A travers cette première édition, le président de l’association Djahazi veut encourager les artisans du pays à reprendre une activité riche en histoire et génératrice de revenus.

« Si aujourd’hui, on a lancé cette première édition du Festival Djahazi, c’est pour montrer l’importance qu’avait le boutre comorien dans le paysage maritime mais aussi qu’il était un grand moyen de transport maritime pour se déplacer d’une ile à l’autre mais aussi pour maintenir les échanges économiques avec les pays des continents africain et asiatique riverains de l’Océan Indien », avance Wadjih Abderemane, le président de l’association Djahazi.

L’autre objectif de ce festival, c’est d’inciter les jeunes à se former dans la technique de fabrication des boutres pour la continuation de cette activité ancestrale. « Contrairement à sa vocation initiale (commerce et transport national et régional), cette nouvelle génération de boutres renforcera les initiatives en cours dans le domaine de l’écotourisme et reflètera de l’originalité de l’histoire des Comores », montre à son tour Moustoifa Chamssoudine, ancien maire de la capitale. Ce dernier estime que la disparition des boutres constitue une perte fondamentale d’un patrimoine ancestral qui a marqué pendant des siècles le panorama de la ville de Moroni.

Pour  certaines personnes, cette première édition du Festival Djahazi est très spéciale. C’est l’occasion de célébrer la richesse du patrimoine culturel, matériel et immatériel qui présente une valeur universelle exceptionnelle. « Le boutre a marqué l’histoire de notre pays. C’est à bord d’un boutre que les premiers habitants sont arrivés dans nos iles. L’Islam est arrivé par boutre. C’est le moment d’agir aux cotes des gouvernements, des communautés locales et des sociétés pour soutenir l’heureuse initiative de l’association Djahazi », souligne à son tour Damir Ben Ali, le parrain de cette première édition du Festival Djahazi. Du 21 au 23 juillet, le public aura l’occasion de revivre à travers des photos, des peintures, des sculptures, des films et autres objets l’histoire des boutres aux Comores jusqu'à leur disparition.

 

Mohamed Youssouf

 

 

 

 

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