La Gazette

des Comores

Festival Twarab, 1ère édition 4 questions à Jean Rémy Guedon

Festival Twarab, 1ère édition 4 questions à Jean Rémy Guedon © : HZK-LGDC

Le directeur de l'Alliance Française de Moroni revient dans cette interview sur l'objectif de ce festival des musiques d'influences Twarab, une première dans notre pays. Grand saxophoniste de son état, le directeur aimerait redonner ses lettres de noblesse à l'international au Twarab avant son départ des Comores.


Quel est l'objectif de ce festival, et pourquoi l'organiser aux Comores ?


Jean Remy Guedon :
L'objectif du festival c'est de faire connaître cette musique à l'international. C'est parti d'une réflexion, c’est un amour pour cette belle musique internationalement peu connue. Les grands spécialistes la connaissent, mais dès qu'on s'éloigne un peu de la région Afrique de l'Est, elle est moins connue. Alors faire un festival international, c'est essayer de la faire connaître au-delà des frontières habituelles pour tâcher de la partager mieux et qu'elle se hisse au niveau du Rai, du Maloya, du Fado portugais. Nous, on pense que l'heure est venue où les musiques d'influences Twarab sortent de leur confidentialité. Ce festival est un tout petit grain de sable pour commencer ce travail de conquête du monde.


Est-ce que ce tout petit grain de sable est appelé à durer dans le temps, ou c'est juste le temps d'un festival ?


J.R.G :
Alors si l'on parle d'un premier festival c’est qu'on pense qu’il y en aura un deuxième et on fait tout pour qu’il y en ait un deuxième, après ça nous appartiendra pas car moi je finis mon poste. Ça appartiendra à mon successeur et à la volonté politique des autorités comoriennes d'exploiter leur ressource, c'est très important.


Avec qui êtes-vous associé pour l'organisation de ce festival ?


J.R.G :
Pour cette première, nous avons des fonds de l'ambassade de France, de l'Agence Française de Développement (AFD), de la BIC, d’Air Tanzanie. On a aussi des partenaires, après ce sont des fonds spéciaux qu’on n’aura pas l'année prochaine. Si l'année prochaine, il n’y a pas une véritable volonté, ça ne durera qu'une édition.


Quels sont les artistes attendus ?


J.R.G : Comme je vous l'expliquais, c'est le premier festival, on a la  dimension internationale. On a des amis tanzaniens comme Taara Jazz, un groupe de jeunes qui mélangent des éléments du Twarab et du jazz. On a Salim Ali Amir qui est l'artiste associé du festival. On a une chose plus importante à préciser, nous avons plus de femmes que d'hommes qui vont se produire. On a Houzaaya qui est plus dans le chant traditionnel et l'on connait l'influence de ce dernier dans le Twarab. On a un groupe de Mayotte qui s'appel Komo, il y'a Cheikh MC à qui on a demandé de faire une petite intervention dans le "Twarap" qui montre combien lui il a été influencé. Même si lui ne s'exprime pas dans cette dimension la, le Twarab a influencé toutes les oreilles des artistes. Après on  finit  au terrain  de sport chaque soirée avec MI SAMBEKO, SOUBI, SAIF EL WATOINE des gens qui sont plus reconnus. Alors je sais qu'il y a des artistes qui seront peut être déçus car il n’y 'aura pas de grand groupe de Twarab avec les instruments traditionnels. Ca sera peut être pour la deuxième ou troisième fois. Il y à des gens qu'on va décevoir mais, c'est justement dans la durée si les pouvoirs publics se mobilisent et se regroupent ensemble (ambassade, gouvernement, gouvernorat) si tout le monde se met derrière cette première édition pour en faire un deuxième, là il y aura peut être moyen de voir des groupes traditionnels avec les violons et autres instruments.


Propos recueillis par AS Badraoui

 


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