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Festival Djahazi Wadjih Abderemane : « On a réussi à faire du boutre une problématique nationale »

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Festival Djahazi Wadjih Abderemane : « On a réussi à faire du boutre une problématique nationale »

Le Festival Djahazi a fermé ses portes dimanche dernier. Le président de l’association Djahazi parle d’une première édition réussie du festival. Il avait comme ambition de faire du boutre une problématique au niveau de la population et des autorités de l’Etat, et c’est fait.


Pour une première édition, les organisateurs se réjouissent. Le Festival Djahazi a eu lieu du 21 au 23 juillet dernier. Il avait comme objectif d’éveiller la conscience de la population et des autorités politiques sur l’importance des boutres dans notre pays. Après trois jours de festivités, le président de l’association Djahazi se dit content de la manière dont s’est déroulée cette première édition.

« On a réussi à conscientiser les gens sur la sauvegarde de notre patrimoine et de notre culture. Pour nous, c’est une grande réussite », déclare Wadjih Abderemane, le président de l’association Djahazi. On a aussi réussi à faire du boutre une problématique pour la population et les autorités de l’Etat ». Le président de l’association a montré aussi qu’il a appris à travailler sans moyens mais aussi que les portes sont ouvertes pour parler des boutres après cette première édition.

Neuf ans après leur disparition, l’idée de ce festival était de stimuler la réintroduction des boutres dans le paysage maritime de l’archipel en vue de préserver l’un des riches patrimoines des Comores. Après le festival, l’association compte faire une levée de fonds au niveau des institutions nationales et internationales pour la construction de deux boutres. « Faire un boutre aujourd’hui demande beaucoup d’argent. Et nous, nous n’allons pas construire comme les anciens boutres. Nous allons faire des boutres à voile », dit-il. Et lui d’ajouter que « dans notre plan d’action, nous avons prévu de construire deux boutres. Un boutre pour les parcours historiques. Ça engendrera de l’économie au niveau du pays. L’autre boutre sera au Kalaweni de Moroni. A part la visée pédagogique pour leur histoire, il abritera aussi un restaurant ».

Après avoir sensibilisé les gens sur la préservation des boutres, le président de l’association Djahazi dit soutenir absolument l’émergence affichée par le président de la République mais il reste convaincu que cette émergence économique ne peut être possible que s’il y a une émergence culturelle.

 

Mohamed Youssouf

 

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