La Gazette

des Comores

Célébration de la Journée Mbae Trambwe / Koimbani sollicite l’inscription de Mbae Trambwe à l'Unesco

  •  
  •   admin
Célébration de la Journée Mbae Trambwe / Koimbani sollicite l’inscription de Mbae Trambwe à l'Unesco

La fondation « Mbae Trambwe » et l'association Nour Zamane de Koimbani ont co-présidé la célébration de la journée nationale Mbae Trambwe, en partenariat avec le gouvernement et l’exécutif de l'île de Ngazidja. Une occasion pour le président de la fondation de solliciter l'enregistrement du patrimoine « Mbaé Tramwé » à l’Unesco, afin qu’il soit connu à échelle internationale. Il préconise aussi l’intégration de cette journée nationale dans l'agenda des fêtes nationales ainsi que la réhabilitation du son palais royal.


Les Comores, comme chaque année, viennent de célébrer la « Journée nationale Mbaé Trambwe ». Jeudi dernier, dans l’après-midi, une foule nombreuse venue des quatre coins de Ngazidja se trouvait à Koimbani à la Place Shangani-trengwe de Koimbani, pour assister à la cérémonie marquant la dix-septième (17ème) édition de cette célébration depuis sa création en 2000 (de manière officielle). Contrairement aux quinze dernières années, l'édition 2017 a été reportée au 17 juillet puisque la date du 17 juin a coïncidé avec le mois de Ramadan, seule la cérémonie religieuse a pu se tenir.

Dans son discours, le président de la fondationMbae Trambwe a surtout plaidé pour la préservation de l’ancien palais royal. « On ne peut plus continuer à garder un silence coupable, alors que le palais royal de Mbaé Trambwe est en train de s’écrouler et de disparaitre sous nos yeux », regrette Assadillah Ibrahim qui propose un projet de réhabilitation et l’amélioration de ce monument vieux de plus de 2 siècles. L’appui du gouvernement est, selon lui, « indispensable ». Il insiste en s’adressant aux autorités nationales et insulaires, « votre engagement pour le processus d'enregistrement de notre patrimoine culturel et historique au patrimoine mondial de l’UNESCO serait un gage de votre bonne volonté ».

Le président de la Fondation demande également la réintégration dans l'agenda des fêtes nationales : la journée Mbaé Trambwé initiée en 1985 par l'association Nourou Zamane, relayée l'année suivante par la Fondation qui porte son nom avant d'être officialisée en 2000, sous l’impulsion de l’ancien ministre de l’Éducation nationale et de la Culture, le colonel Ahmed Sidi, sous le régime d’Azali, dans le sillage de la célébration du Festival Itinérant de la poésie internationale africaine, la Journée nationale Mbae Trambwe célèbre la mémoire de cet homme qui aura marqué l’histoire du pays.

Trambwe Mlanawu est né au palais de Kapviridjewo vers les années 1740. Son père est Mlanau Mna Aziri, sultan du Bambao, et Ntibe des îles de Ngazidja et de Mwali. Sa mère est la princesse Mmadjamu Binti Msafumu connue sous le nom de Mmadjamu wa Mdombozi. Trambwé accéda au trône de Koimbani dans des circonstances qui furent pour lui très douloureuses au cours des années 1760. Une guerre eut lieu entre les Sultans Inya Matswa Pirusa (Bambao et Hamahamet). Elle se termina à l’avantage de Fumnawu qui conduit le Oichili. Le seul prince Inya Fwambaya en âge de régner fut Trambwe Mlanawu, demi frère de Fumnawu et fils du vaincu. Mbae Trambwe fut intronisé sultan de Oichili. Poète et philosophe né vers 1735 et mort en 1815 à l’âge de 80 ans.

 

Ibnou M Abdou

 

Commentaires (0)